L’IFP Énergies nouvelles (Ifpen) connaît bien l’hydrogène. Depuis des décennies, le gaz est utilisé pour raffiner les bruts de pétrole qui contiennent trop de soufre. La molécule a désormais d’autres ambitions et veut remplacer le combustible fossile.
Fort de ses compétences, l’Ifpen travaille sur toute la chaîne et notamment à l’amélioration de la production d’hydrogène bleu, par vaporeformage de gaz fossile et captage des émissions de CO2 via des solvants. "Ce type d’hydrogène décarboné est pour l’instant bien moins cher que l’hydrogène issu d’électrolyse et permet de débuter la filière à un coût raisonnable", explique François Kalaydjian, le directeur économie et veille stratégique de l’Ifpen.
Côté usage, l’organisme public s’intéresse aux piles à combustible et aux carburants de synthèse (e-fuels), obtenus en combinant du CO2 issu de la biomasse et de l’hydrogène. Un pan de recherche concerne aussi le stockage de combustible au sein de molécules liquides organiques (LOHC) pour en faciliter le transport, ou le stockage saisonnier sous-terrain dans des cavités salines pour compenser l’intermittence des énergies renouvelables.



