Vidéo

Le suisse Bananatex propose une alternative fruitée aux fibres synthétiques

[L’industrie c’est fou] L’entreprise suisse Bananatex a fabriqué un t-shirt biodégradable à partir des fibres d’une variété de bananiers cultivée aux Philippines. De quoi proposer une alternative durable aux fibres synthétiques polluantes, et redonner la pêche aux éco-anxieux !

Bananatex t-shirt fibre de bananier
Pour fabriquer son t-shirt, Bananatex a récolté puis transformé les fibres de bananiers en pulpe directement aux Philippines puis l’a envoyée à Taïwan pour en faire du papier, le filer, le tisser et l’assembler.

La mode est à la fibre végétale ! Ce n’est pas Bananatex qui dira le contraire. Le tissu en fibres de bananes de cette société suisse, après avoir été utilisé pour fabriquer des sacs ou de l’ameublement, sert désormais à façonner des t-shirts biodégradables, à la fois solides, légers et souples.

Il est composé de fibres d’Abacá, une variété de bananier cultivée de façon respectueuse de l’environnement (sans pesticides ni engrais et en polyculture, notamment) aux Philippines. «Après avoir exploité coton organique, fibre de bambou et lin, nous avons appris l'existence de la fibre de banane, qui est la plus solide que l'on trouve à l'état naturel», explique le cofondateur et directeur général de la marque Hannes Schönegger au média Fashion Network.

Une alternative durable aux fibres synthétiques

En 2018, trois ans après avoir débuté les recherches sur cette fibre, la société a donné vie à son matériau qui se pose comme une alternative durable aux fibres synthétiques comme le polyester, issues majoritairement du pétrole ou du charbon, et dont la production est très gourmande en eau. A l’été 2022, la société a dévoilé son premier t-shirt en fibres de bananes. Pour le fabriquer, elle a récolté puis transformé les fibres de bananiers en pulpe directement aux Philippines puis l’a envoyée à Taïwan pour en faire du papier, le filer, le tisser et l’assembler.

Le vêtement, à la fin de sa vie, peut se dégrader en dix semaines via le compostage industriel et en seize semaines dans l’eau de mer. Un atout que partagent d’autres innovations mises en avant par L’industrie c’est fou ces derniers mois comme le simili cuir biodégradable issu de carapaces de crevettes et de champignons employés pour concevoir certaines pièces du styliste vietnamo-américain Peter Do ou encore les sequins en cellulose végétale de la célèbre créatrice de mode britannique Stella McCartney.

Bannière L'industrie c'est fou
Bannière L'industrie c'est fou Bannière L'industrie c'est fou
Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
44 - La Baule-Escoublac
Date de réponse 11/05/2026
Trouvez des produits et des fournisseurs