Le projet de reprise d’Hambach par Ineos "paraît de bonne tenue", pour la ministre de l'Industrie

La ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher estime que le projet de reprise de l’usine Smart d’Hambach par Ineos constitue "la piste la plus sérieuse".

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Smart Hambach
Un projet de reprise de l'usine Smart d'Hambach par le groupe de pétrochimie Ineos est étudié.

Un feu vert pour Ineos ? Dans une interview donnée au Républicain Lorrain jeudi 17 septembre, la ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher a estimé que le projet de reprise de l’usine Smart d’Hambach (Moselle) par le groupe de pétrochimie britannique était "de bonne tenue". "Le projet d’Ineos, que nous approfondissons depuis la mi-juillet, nous paraît de bonne tenue. C’est aujourd’hui la piste la plus sérieuse", a-t-elle mis en avant, tout en indiquant qu’Ineos avait "investi plus d’un milliard d’euros et réuni une équipe de professionnels qui nous paraît très crédible".

La représentante du gouvernement s’est félicitée d’avoir obtenu une "vraie visibilité sur les quatre ans à venir et des perspectives crédibles sur les années qui suivent". La production de la Smart, en parallèle du 4X4 Grenadier que souhaite produire Ineos dans l’usine mosellane, devrait notamment se poursuivre jusqu’en 2024, "soit deux ans de plus" que prévu initialement. En parallèle, l’actuel propriétaire de Hambach, Daimler, se serait engagé à devenir client de l’usine "en lui confiant la production de pièces, dont la face avant du Mercedes GLA".

Travail sur l’hydrogène

De quoi apporter, selon la ministre déléguée, des garanties sur le plan de l’emploi, qui reste une des grandes questions dans ce projet de reprise. "Dans les présentations de Daimler, près de 1 300 emplois sont chargés, entre la Smart, le projet Ineos et les pièces complémentaires pour Daimler", précise Agnès Pannier-Runacher au Républicain Lorrain. Un effort à poursuivre pour conserver la totalité des emplois, Hambach comptant près de 1 600 salariés. Dans son projet initial de deux usines au Pays de Galles et au Portugal, Ineos envisageait environ 1 000 créations d’emplois, réparties à moitié dans les sites.

Sur la viabilité du projet de production d’un 4X4 thermique en pleine transition vers le véhicule électrique, Agnès Pannier-Runacher se veut également rassurante. Elle précise que le groupe Ineos réfléchirait à plus long à des alternatives, notamment dans l’hydrogène. Avant de décider de céder abruptement de céder son usine d’Hambach, Daimler avait annoncé une enveloppe de 500 millions d’euros pour convertir le site à la production de véhicules électriques à batteries. Ce sera peut-être finalement sur l’hydrogène que l’usine se réorientera si le projet d’Ineos se concrétise. 

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