Quatre mois après avoir appris la fermeture de leur site, les 126 salariés de l’usine Novares à Ostwald (Bas-Rhin), groupe dont le siège est situé à Vélizy-Villacoublay (Yvelines) connaissent leurs conditions de départ.
Deux organisations syndicales - FO et la CFDT - ont signé début janvier un accord avec la direction concernant le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui touche le site, spécialisé dans l’injection plastique. Il prévoit notamment une hausse de l’indemnité supralégale, fixée à 2200 euros par année d’ancienneté, sans plafond. Le congé de reclassement sera rémunéré à 80% pendant douze mois. «Un accompagnement supplémentaire de six mois, assuré par France Travail, est prévu pour les personnes avec la RQTH [reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé]», précise Isabelle Weber, déléguée syndicale CFTC du site, en soulignant que la moyenne d’âge des salariés se situe autour de 53 ans.
Les offres de reclassement au sein du groupe seront connues une fois que la fermeture du site sera validée par la Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités, un processus qui est en cours. Ces propositions ne devraient porter que sur une poignée de postes : la quasi totalité des 126 salariés devrait se retrouver au chômage.
A l’usine, où la production se poursuit, la cellule de reclassement est en place depuis 15 jours. «Les productions vont être transférées vers d’autres sites du groupe et des équipes vont venir sur notre site pour se former», indique Isabelle Weber.
Carnet de commandes en baisse
L’usine d’Ostwald connaît des difficultés depuis plusieurs années. Stellantis, le principal donneur d’ordre, a fortement réduit son carnet de commandes. En 2024, des négociations avec le constructeur automobile britannique Ineos, qui auraient permis de relancer le chiffre d’affaires, n’avaient pas abouti.



