Après l’affaire Suez, Engie met à nouveau le gouvernement français dans l’embarras. Le groupe s’apprêtait à signer avec l’entreprise américaine NextDecade un contrat d’importation de gaz de schiste américain évalué à 7 milliards de dollars (5,9 milliards d’euros), qui aurait transité par son futur terminal méthanier Rio Grande LNG à Brownsville (Texas).
L’organisation écologiste Les Amis de la Terre, qui avait déjà épinglé la Société générale en 2018 pour son soutien à ce projet d’infrastructure, a rendu publique cette négociation commerciale. Par voie de presse, l’ONG a appelé l’État, actionnaire à 23,6% d’Engie, à faire pression sur l’entreprise pour qu’elle l’abandonne.
Que le gouvernement soit intervenu ou non, Engie a décidé de renoncer à la signature de ce contrat gazier, finalement incompatible avec ses préoccupations environnementales. Engie vise 100% de gaz vert dans ses réseaux européens en 2050. De quoi déclencher l’ire du sénateur républicain du Dakota du Nord, Kevin Cramer, qui avait mis en garde Emmanuel Macron par courrier contre une immixtion de l’État dans ce dossier.



