La start-up Spark Cleantech, spécialisée dans la plasmalyse du méthane, inaugure son premier démonstrateur industriel

La start-up Spark Cleantech, qui a mis au point une technologie unique de plasma froid nanopulsé pour la plasmalyse du méthane, a officiellement lancé son démonstrateur industriel le 24 octobre dernier. Une première. 

L'une des 10 start-ups présentée sur le stand du CNRS à Vivatech, Spark Cleantech ambitionne d'accélérer la décarbonation de l’industrie grâce à la production d’hydrogène directement sur les-sites avec zéro-émission de CO2 et très peu d’électricité
La technologie de Spark CleanTech repose sur un plasma froid nanopulsé.

C’est une première mondiale ! La start-up Spark Cleantech, qui développe une technologie unique de plasma froid nanopulsé destiné à la plasmalyse du méthane, a inauguré jeudi 24 octobre son premier démonstrateur industriel sur le site du méthaniseur de Lamotte-Beuvron, dans le Loir-et-Cher. Ce dernier fournira le méthane nécessaire à la technologie de plasmalyse mise au point par la start-up. Elle consiste en effet à envoyer dans une cellule plusieurs dizaines de fois par seconde un arc électrique de très haute tension dont l’énergie déstabilise puis casse les molécules du méthane, sans qu’elles n’aient le temps de chauffer.

Casser les molécules sans chauffer

Le plasma obtenu est dit hors équilibre, c’est-à-dire plus énergétique que sa température et fonctionne à pression atmosphérique. Le dispositif, qui utilise du méthane pur (contrairement à ce qui se fait classiquement pour éviter la dégradation excessive des électrodes, dans le cas notamment des plasmas thermiques, et le dépôt trop important de carbone sur les parois de la cellule), est également capable d'opérer une heure en continu pour seulement une minute de régénération. 

L’ensemble permet d'obtenir de l’hydrogène et du carbone solide (ou noir de carbone), produit valorisable dans l’industrie du pneu par exemple - pour une dépense énergétique 5 fois inférieure à celle de la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau. 

Une commercialisation espérée en 2026

Ce démonstrateur intègre 5 de ces cellules de 1 kW, comme l’expliquait Erwan Pannier lors d’une visite des laboratoires de Spark Cleantech installés à CentraleSupélec sur le plateau Saclay. Un deuxième pilote devrait suivre en 2025, avant le lancement d’un premier produit commercial de 200 kW en 2026, capable de fournir jusqu’à 200 kg d’hydrogène par jour pour 600 kg de noir de carbone. 

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