La solution anti-pénurie de puces de Renault (avec l'aide de STMicroelectronics)

Renault et STMicroelectronics ont noué une coopération stratégique allant du développement à la production de semi-conducteurs de puissance pour véhicules électriques et hybrides.

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Avec STMicroelectronics, Renault veut sécuriser son approvisionnement en semi-conducteurs pour ses futures générations de véhicules électriques et hybrides.

Les constructeurs automobiles tirent les conséquences de la crise des semi-conducteurs qui paralyse depuis plusieurs mois leurs activités. Renault a annoncé, vendredi 25 juin, le début d’une coopération stratégique avec l'industriel franco-italien STMicroelectronics allant de la conception à la production de semi-conducteurs pour les systèmes d’électronique de puissance des voitures hybrides et électriques.

Les travaux des deux groupes porteront sur l’amélioration de la performance énergétique, "en s'appuyant sur les technologies et produits semi-conducteurs à grand gap de STMicroelectronics", fait état un communiqué. Renault s’engage à garantir "des volumes importants […] pour l'utilisation annuelle des modules et transistors de puissance à partir de 2026-2030" du groupe franco-italien.

"Ce partenariat sécurise les approvisionnements de composants clés qui contribueront de manière significative à réduire de 45% la perte d'énergie et à diminuer le coût du groupe motopropulseur électrique de 30 %. Cette coopération technologique nous aidera à concrétiser notre ambition de démocratiser les véhicules électriques", se félicite Luca de Meo, directeur général de Renault.

Une pénurie à 110 milliards

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Cette annonce illustre les efforts des constructeurs pour construire des relations directes avec des fournisseurs de puces, dont le rôle est devenu crucial. "L’automobile travaille avec des équipementiers en cascade. Si elle connaît bien ses équipementiers de premier rang, il n’en va pas de même pour tous ceux qui sont dessous", relevait en février Laurent Petizon, directeur général d’AlixPartners France.

D’après le cabinet, la pénurie qui touche actuellement le secteur pourrait coûter 110 milliards de dollars (92 milliards d’euros) à l’automobile cette année, l’équivalent de 3,9 millions de véhicules. Après les arrêts liés aux mesures de confinement en 2020, le manque de composants électroniques a provoqué des interruptions à répétition sur les lignes de production.

Tous les groupes sont touchés, à l’image de Renault et Stellantis. Ce dernier a d’ailleurs fait le choix de revenir au compteur à aiguilles pour l'actuelle génération de sa berline Peugeot 308, dont l’assemblage est pour l’heure réalisé à Sochaux (Doubs). La prochaine génération sera produite à Mulhouse (Haut—Rhin) et devrait retrouver un compteur numérique.

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