La restauration rapide se met au lave-vaisselle

Depuis le 1er janvier, la vaisselle jetable est interdite dans les restaurants de plus de vingt couverts pour les repas pris sur place. Gobelets, contenants, assiettes et couverts doivent être réemployables. Fast-foods, cantines scolaires, restaurants d’entreprises et autres cafétérias sont concernés.

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Vaisselle réemployable chez McDonald's
Vaisselle réemployable chez McDonald's

Sus à la vaisselle à usage unique dans les établissements de restauration rapide servant plus de vingt couverts simultanément ! Finis les cornets de frites en papier ou les gobelets en carton qui sont jetés une fois son repas consommé ! Depuis le 1er janvier 2023, conformément à la loi Antigaspillage pour une économie circulaire (Agec), ces restaurants sont tenus de servir les repas et boissons consommés sur place dans de la vaisselle réemployable. Mais les fast-foods ne sont pas les seuls touchés ; la mesure s’applique aussi à la restauration collective d’entreprise, aux cantines scolaires ou encore aux cafétérias des supermarchés et des musées.

N’y échappent, pour des raisons d’hygiène et de manipulation, que les emballages en papier des burgers et sandwichs. Selon le ministère de la Transition écologique, cela permettra d’éviter 150 000 tonnes de déchets par an. « La France est le premier pays européen à bannir l’utilisation de la vaisselle jetable dans les enseignes de restauration rapide. Nous changeons la donne ! », s’enorgueillit Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique.

Du Tritan au verre

Toutes les grandes enseignes, de McDonald’s à Burger King en passant par KFC ou Big Fernand, assurent avoir travaillé à cette transition. Les solutions sont diverses, en copolyester Tritan, en polypropylène, en verre… Pour McDonald’s, 90% des 1530 restaurants étaient prêts le 1er janvier. Chez Burger King, une cinquantaine d’établissements, sur 470, étaient dans les clous, la totalité devant l’être d’ici à la fin du premier trimestre 2023. Chez Sushi Shop, qui collabore avec Pyxo, l’engagement est étendu à la vente à emporter. Ces différences tiennent à une organisation logistique à revoir, des investissements, des embauches et des formations à prévoir, parfois des travaux à entreprendre pour accueillir des lave-vaisselle et des séchoirs ou aménager une plonge et stocker la vaisselle. Des coûts « colossaux », aux dires des enseignes, qui mettent aussi en avant les problèmes de tri, de casse et de vol depuis la mise en service de cette nouvelle vaisselle.

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