Un projet de grande ampleur intégrant captage, transport et stockage de CO2. Représentant un investissement de près de 3 milliards d’euros (34 milliards de couronnes norvégiennes), le projet Longship a été lancé officiellement le 17 juin par le ministre norvégien de l’énergie, Terje Aasland. Les premières tonnes de CO2 ont été transportées par bateau début juin, depuis une cimenterie jusqu’au large des côtes norvégiennes, et l’injection dans les réservoirs marins est prévue pour août 2025.
Jusqu’à 750 000 tonnes de CO2 stockées annuellement
« C’est une avancée technologique et un jalon dans les efforts climatiques de la Norvège », se congratule Terje Aasland dans un communiqué du ministère norvégien de l’Energie. Quelque 400 000 tonnes de CO2, émanant de la cimenterie d’Heindeberg Materials, à Brevik, seront en premier lieu captées, liquéfiées et transportées chaque année pour être stockées à plus de 100 kilomètres au large des côtes norvégiennes, dans un aquifère salin situé à 2 600 mètres sous les fonds marins. Cette quantité grimpera à 750 000 tonnes lorsque l’usine d’incinération de déchets Hafslund Celsio de la région d’Oslo sera connectée au réseau en 2029, toujours d’après le communiqué.
Le consortium Northern Lights des géants pétroliers Equinor, Shell et TotalEnergies a été chargé de transporter et, bientôt, de stocker le CO2 du projet Longship dans l’aquifère salin. Le ministère norvégien de l’énergie rappelle que le consortium recevra du CO2 liquéfié de Longship, mais également d’autres partenaires, comme Stockholm Exergi, qui fournira environ 800 000 tonnes de CO2 issues de la production d’énergie à partir de biomasse dès 2028. À ce titre, la capacité de stockage de Northern Lights, aujourd’hui estimée à 1,5 million de tonnes de CO2 par an, grimpera à 5 millions en 2028, à la suite d’un investissement à hauteur d’environ 600 millions d’euros (7,5 milliards de couronnes norvégiennes).



