Plus de 30 ans après le lancement de la sonde Magellan, la NASA veut à nouveau explorer Vénus. Dans un communiqué publié mercredi 2 juin, l'agence spatiale américaine a révélé qu'elle planchait actuellement sur deux missions, nommées Davinci+ et Veritas. L'objectif principal est de comprendre comment la planète la plus proche de la Terre est devenue « un enfer ». Vénus dispose en effet de caractéristiques particulièrement rebutantes pour le commun des mortels, parmi lesquelles une température moyenne de 462 degrés, une pression écrasante et des nuages d'acide sulfurique.
Traquer la vapeur d'eau
Ces deux missions, qui devraient chacune coûter environ 500 millions de dollars, devraient décoller entre 2028 et 2030. Dans le détail, Davinci + aura pour but de mesurer la composition de l’atmosphère de Vénus et de déterminer si la planète a un jour eu un océan. « La mission consiste en une sphère qui plongera dans l’épaisse atmosphère de la planète, en effectuant des mesures précises des gaz nobles et d’autres éléments », a indiqué la NASA.
De son côté, Veritas étudiera l'historique de la géologie de Vénus, en stationnant en orbite autour d'elle. « Veritas cartographiera les reliefs sur presque toute la planète pour créer des reconstructions 3D de la topographie et confirmer si des processus tels que la tectonique des plaques et le volcanisme sont toujours actifs », précise le communiqué. La mission s'intéressa tout particulièrement aux volcans, en cherchant à savoir s'ils rejettent de la vapeur d'eau dans l'atmosphère.

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Comparer avec les exoplanètes
Le Jet Propulsion Laboratory de Pasadena (Californie, États-Unis) sera aux commandes de Veritas, mais d'autres acteurs internationaux seront impliqués, à l'image des agences spatiales de l'Allemagne, de l'Italie et de la France. Elles devraient notamment développer un dispositif infrarouge qui servira au principal radar.
« Il ne s'agit pas seulement de comprendre l'évolution des planètes et de l'habitabilité dans notre propre système solaire, mais également de s'étendre au-delà de ces frontières jusqu'aux exoplanètes, un domaine de recherche passionnant et émergent pour la NASA », a déclaré Thomas Zurbuchen, un administrateur de l'agence spatiale américaine. Ce dernier s'est d'ailleurs montré particulièrement enthousiaste face à l'ensemble des missions actuellement en préparation, comme le lancement du télescope James Webb, prévu pour la fin de l'année.



