L’usine d’Onnaing produira bien le futur SUV de Toyota

Le constructeur japonais Toyota a officialisé le lancement d’un futur modèle sur les lignes de production de son usine nordiste, située à Onnaing, qui viendra s’ajouter à la production existante de la Yaris.

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Toyota SUV segment B
Toyota a diffusé une première ébauche du futur petit SUV qui devrait être produit dans l'usine d'Onnaing, au nord de la France.

C’est enfin confirmé. L’usine Toyota Motor Manufacturing France (TMMF) à Onnaing, non loin de Valenciennes (Nord), verra bien un nouveau véhicule prendre place sur ses lignes de production, a annoncé le constructeur japonais mardi 14 janvier à l’occasion d’un événement organisé à Amsterdam (Pays-Bas). "Nous allons lancer un nouveau SUV de segment B […] dont la production se fera dans l’usine de Valenciennes", a confirmé le vice-président exécutif de Toyota Europe, Matt Harrison, devant un parterre de journalistes. Ce nouveau véhicule reposera sur la nouvelle plateforme Toyota New Global Architecture (TNGA), qui équipe actuellement 50% des véhicules vendus en Europe par le groupe automobile japonais.

Aucune information n’a été donnée concernant la date de mise en production dans l’usine de Valenciennes de ce nouveau modèle. Mais cette annonce officielle vient enfin confirmer une information qui circulait de longue date. "Quand le groupe annoncera un nouveau produit, on sera prêt", avait lâché le directeur de l’usine, Luciano Biondo, lors de la visite du président Emmanuel Macron en janvier 2018, sans commenter pourtant le lancement d’un nouveau véhicule. Toyota avait alors annoncé un investissement de 300 millions d’euros pour moderniser son outil industriel. Un montant auquel doivent s'ajouter 100 millions d’euros supplémentaires pour la mise en production de ce nouveau véhicule, qui devrait totaliser "30% des ventes de Toyota d'ici à 2025 en Europe", selon Matt Harrison.

La nouvelle Yaris en production en 2020

Dans le même temps, l’usine nordiste se prépare au lancement de la production de la nouvelle génération de la Yaris, qui doit débuter cette année. En 2019, l’usine a produit 219 000 unités de l’ancienne génération. En parallèle, le site a réalisé plusieurs centaines de recrutements en fin d’année, portant à 4 400 personnes les effectifs totaux, dont 3 200 CDI. Un niveau qui pourrait grimper à 4 500 salariés dans les mois à venir. Entre la Yaris et le nouveau véhicule, les capacités de production pourraient atteindre in fine 300 000 unités par an, contre un niveau actuel de l’ordre de 270 000 unités. De quoi conforter la place d’Onnaing dans le dispositif industriel de Toyota. Et contribuer également au bilan de la production automobile française, même si cette augmentation des capacités reste insuffisante pour inverser la tendance observée en France depuis plusieurs années.

D’après les données du cabinet IHS relayées par Les Echos, le niveau de production des usines de véhicules finis devrait enregistrer un retrait de 22% en 2020. Un phénomène lié en particulier à la sortie de véhicules du groupe PSA. Jusqu’à présent assemblée à Mulhouse (Haut-Rhin), la Peugeot 2008 devrait être produite en Espagne, tandis que l’Opel GrandLand X doit basculer en Allemagne. Le niveau devrait ensuite se stabiliser autour des deux millions de voitures produites en France, estime IHS. Des volumes bien inférieurs cependant à ceux enregistrés avant les années 2010. D’après le cabinet Inovev, l’Hexagone produisait en 2005 pas loin de 3,5 millions de véhicules. Une dynamique mise à mal par la crise de 2009, avec un creux enregistré en 2013, avec seulement 1,7 million de voitures assemblées.

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