Stellantis va doubler sa production en Italie en y fabriquant un million de véhicules par an

Lors d'une réunion organisée à Rome lundi 10 juillet, le directeur général de Stellantis, Carlos Tavares, et le ministre italien de l'Industrie, Adolfo Urso, ont convenu que Stellantis allait produire un million de véhicules par an dans le pays, contre environ 450 000 en 2022. De quoi susciter la jalousie de la France car le ministre de l'Economie Bruno Le Maire déclarait moins d'une semaine plus tôt, mercredi 5 juillet, vouloir que le groupe relocalise la production de certains de ses véhicules dans l'Hexagone.

Un million de véhicules produits annuellement en Italie. Tel est l'objectif que se sont fixés le ministre italien de l'Industrie, Adolfo Urso, et le directeur général de Stellantis, Carlos Tavares, lors d'une rencontre à Rome lundi 10 juillet. Si aucun calendrier précis n'a été dévoilé, le gouvernement italien a confirmé mardi 11 juillet s'attendre à ce que Stellantis, maison-mère de Fiat, multiplie au moins par deux le nombre de véhicules qu'il produit dans le pays.

En effet, alors qu'il s'exprimait auprès de la chaîne de télévision SkyTG24, Adolfo Urso a regretté que la production de véhicules Stellantis en Italie ait chuté l'an dernier à environ 450 000 unités, en dépit de mesures incitatives mises en œuvre par le gouvernement.

Un porte-parole de Stellantis a déclaré que le groupe automobile «espérait» que les conditions adéquates seraient créées pour inverser la courbe de la production locale. En écho à un précédent communiqué, publié lundi 10 juillet, il a ajouté que Stellantis entendait suivre une «feuille de route» qui pourrait à terme permettre de produire en Italie un million de «véhicules» - une dénomination regroupant traditionnellement voitures et camionnettes. D'après les données de la fédération automobile, Stellantis a produit l'an dernier environ 685 750 véhicules en Italie - près de 480 000 voitures et 206 000 camionnettes.

La production de la Peugeot e-208 ne sera pas relocalisée en France

Dans l’Hexagone, mercredi 5 juillet, le ministre de l’Economie Bruno le Maire a demandé à Carlos Tavares de faire preuve de «patriotisme» en relocalisant sa production de petits véhicules électriques en France, à l’image de la Peugeot e-208, jusqu’alors fabriquée et assemblée en Slovaquie et au Maroc, et rapatriée à Saragosse, en Espagne, ou de la Citroën e-C3, produite en Slovaquie et commercialisée à partir de 2024.

Mais, dans les colonnes du Figaro, le dirigeant affirmait le même jour avoir un «très gros doute sur le fait que l’on puisse produire des véhicules électriques très compacts de façon rentable dans notre pays». Ce à quoi le membre du gouvernement a rétorqué que la future Renault 5 électrique serait assemblée à Douai (Nord) dès 2024. Pour sa défense, Carlos Tavares a réaffirmé sa volonté de produire «à brève échéance» douze voitures électriques en France, et a rappelé que Stellantis investissait dans le pays deux milliards d’euros pour l’électrification des véhicules dans l'Hexagone.

Avec Reuters (Reportage Alvise Armellini, avec Federica Urso, Giulio Piovaccari et Giuseppe Fonte; version française Jean Terzian)

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