Depuis quelques semaines, les vêtements de la plate-forme industrielle du courrier (PIC) de Wissous (Essonne) retrouvent une nouvelle vie. Cet énorme complexe traite 25 000 plis par heure et emploie 900 postiers. Une telle activité implique qu’une grande quantité de vêtements et chaussures est mobilisée pour le personnel. Pour leur éviter une fin de vie dans un incinérateur, la PIC de Wissous a noué un partenariat avec l’association Fleurs de Cocagne afin d’assurer leur réemploi.
Des stocks pour un ou deux ans
Cette association réalise du maraichage biologique avec des personnes en insertion professionnelle (qui n’ont jamais eu d’emploi par la passé). Or les uniformes professionnels constituent des vêtements résistants et efficaces contre le froid, parfaitement adaptés aux activités de l’association. « Ce sont des bons vêtements de travail et les vêtements de travail coûtent cher, rapporte à l’Usine Nouvelle un membre de Fleurs de Cocagne. La plupart sont presque neufs. Cela représenterait un budget conséquent pour l’association. »
Groupe La Poste Un chargement de vêtements en provenance de la PIC de Wissous. Crédit photo : Groupe La Poste.
Pantalons, polos, vestes, manteaux chauds… Les récents arrivages de la PIC de Wissous ont fourni un stock « pour un ou deux ans ». Précédemment, les deux entités avaient déjà réalisé un partenariat sur la récupération des chaussures de sécurité de la PIC. Chaque année, une nouvelle paire de chaussures est fournie aux employés de la Poste.
Le projet FRIVEP pour recycler les uniformes
Au niveau national, le projet FRIVEP a pris forme et se consacre au recyclage et au réemploi des vêtements professionnels. Ce projet réunit la SNCF, la Poste, la Ville de Paris ainsi que les ministères des Armées et de l’intérieur. FRIVEP étudie comment peuvent être réemployés ces vêtements, notamment lorsqu’ils véhiculent initialement l’image d’une fonction ou d’une entreprise. Du point de vue environnemental, « leurs caractéristiques techniques voire leur conception les rendent difficiles à recycler d’où l’idée de tester d’autres formes de valorisation et de sortir de l’incinération systématique, ce qui constitue un gâchis de matière et de savoir-faire », explique sur son site le ministère de l’Ecologie.
En janvier 2019, un centre de tri et de démantèlement expérimental des vêtements professionnels a été inauguré à la plate-forme industrielle de courrier de Meuse Champagne-Ardenne (Marne). A son ouverture, le centre a pu récupérer trois tonnes de vêtements issues de la PIC de Meuse Champagne-Ardenne.




