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[L'industrie c'est fou] Ces tuiles en terre cuite renferment… des panneaux solaires

Afin d’équiper les bâtiments historiques de panneaux solaires sans générer de «pollution visuelle», l’entreprise italienne Dyaqua a conçu des tuiles en terre cuite abritant des cellules photovoltaïques. Grâce à un polymère spécial, les photons traversent leur surface pour alimenter les cellules.

Tuile solaire
Ces tuiles sont fabriquées avec des matériaux d'origine naturelle ou réutilisés et recyclables.

Accusés par certains de leurs détracteurs de «dénaturer» les paysages, les panneaux photovoltaïques n’ont pas dit leur dernier mot. L’entreprise italienne Dyaqua, désireuse de faire bénéficier aux bâtiments historiques - très énergivores en raison de leur architecture ancienne - de l’énergie solaire tout en conservant leur esthétisme, a conçu des «tuiles photovoltaïques» en terre cuite. Visuellement indifférenciables des tuiles classiques, les «Rooftiles» intègrent sur leur surface un polymère spécial qui absorbe les photons afin qu'ils alimentent ensuite les cellules de silicium monocristallin abritées à l’intérieur des tuiles.

Une première installation à Pompéi

La société, qui a mis un point d’honneur à ce que ses produits soient élaborés à partir de matériaux non toxiques, d'origine naturelle ou réutilisés, et recyclables, a opté pour une fabrication artisanale. De quoi conférer un aspect plus authentique aux toits des bâtiments patrimoniaux qu’elles recouvrent. En revanche, cette production à petite échelle a un coût. Pour obtenir une puissance de 1 000 watts-crête à travers 134 tuiles réparties sur 9 mètres carrés, les acheteurs devront débourser environ 7 000 euros hors taxes. A peu près deux fois moins chers, les panneaux solaires classiques sont environ deux fois plus performants.

Sur son site web, Dyaqua se félicite que le ministère de la Culture italien ait présenté son produit comme une solution pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments patrimoniaux dès 2015. Trois ans plus tard, Dyaqua a installé ses tuiles au sein du parc archéologique de Pompéi et plus particulièrement sur les toits de la Maison des Vettii, en restauration depuis 20 ans. La société ne compte pas s'arrêter là : elle cherche actuellement à adapter son polymère à d’autres matériaux tels que le bois, la pierre ou le béton. Sa technologie pourrait ainsi permettre à l'avenir de recouvrir les murs ou encore les chaussées de panneaux solaires invisibles à l'oeil nu.

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