Vous l’avez forcément tenu entre les mains… et mordillé furieusement la petite boule à sa pointe. Le stylo quatre couleurs, l’une des créations iconiques de Bic (même s’il n’est pas aussi connu que le "Cristal"), fête en 2020 ses cinquante ans. Ce stylo quatre en un, avec des pointes d’encres différentes, est en effet apparu en 1970 en France. Il coûtait deux francs à l’époque.
Son design n’a que peu évolué, seule la pointe en boule étant percée, pour éviter les étouffements si le mordillage est trop intense. Le mix de couleur a tout de même évolué, le quatuor noir-bleu-rouge- vert étant remplacé par des couleurs flashy, rose, vert fluo, violet… tandis que le bleu "EDF" du plastique du stylo laisse la place à des motifs plus modernes et audacieux. Mais les fondamentaux sont conservés, avec un produit toujours fabriqué en France, et éco-responsable avant l’heure (il est d’ailleurs certifié NF environnement), puisqu’il est possible de le recharger quasiment à l’infini. Une cartouche, selon la légende, est capable d’assurer jusqu’à deux kilomètres d’écriture en moyenne.
Un bic quatre couleurs... en or
Puisque nous sommes dans la rubrique "L'industrie c’est fou", le Bic quatre couleurs a connu des versions hors du commun. Bic s’est par exemple associé avec le bijoutier Tournaire fin 2018 pour créer des éditions spéciales en bronze patiné à la main, à 290 euros pièce. Deux pièces en or 18 carats ont même été vendues aux enchères au profit d’une association soutenant les enfants hospitalisés. De nombreux artistes ont utilisé des stylos quatre couleurs pour leurs dessins et créations.
Bic (Le Bic en bronze de Tournaire, toujours en vente. Crédit : Bic)
Un filtre "quatre couleurs" sur Instagram
Le Bic quatre couleurs a-t-il toujours la cote en 2020, alors que l’écriture manuscrite est délaissée au profit des likes et des emojis ? Pour le vérifier, la marque française a décidé d’investir un réseau social prisé des plus jeunes (et pas seulement) : Instagram. L’agence We are social a développé un filtre de gribouillage sur Instagram en réalité augmentée, pour pouvoir gribouiller tout et n’importe quoi… comme le faisaient les adolescents sur leurs cahiers et sur les couvertures des magazines au lancement du stylo. Il est même possible de s’auto-gribouiller, en réalisant un selfie avec un filtre spécial.
Bic Allez, laissez-vous tenter, sur un bon vieux magazine analogique ou en numérique : gribouiller en quatre couleurs (même la couverture de L'Usine Nouvelle) c’est délicieusement régressif et ça fait du bien.




