Grâce aux pétroliers, les projets de captage et stockage de CO2 se multiplient en Europe. Le plus avancé, le projet norvégien Northern Lights, dans lequel Total, Shell et Equinor sont prêts à investir, attend une décision finale de financement de la Norvège d’ici à 2021.
Il permettrait d’enfouir, en mer du Nord, de 4 à 5 millions de tonnes de CO2 captées chez des industriels, à commencer par une cimenterie et un centre de traitement de déchet. Un projet du même type, au Royaume-Uni cette fois, vient de sortir de sa phase d’étude pour être industrialisé, toujours sous l’œil bienveillant des majors pétrogazières. Leur association internationale de soutien aux technologies de décarbonation, l’Oil and gas climate initiative, vient de créer un consortium, composé de BP, Total, Equinor, ENI et Shell, pour accélérer le projet Net Zero Teesside de capture et stockage sous-marin de CO2 émis sur un pôle industriel au nord-est du pays.
Il vise à recueillir, comprimer et stocker jusqu’à 6 millions de tonnes de CO2 par an émis sur la zone industrielle de Teesside [photo], responsable de 5,6 % des émissions de gaz à effet de serre industrielles du pays. Le projet prévoit aussi l’installation d’une centrale électrique avec turbine à gaz à cycle combiné (CCGT) dotée d’une technologie de capture du carbone. Implantés là, le producteur d’engrais britannique CF Fertilisers, le chimiste coréen Lotte Chemical et le producteur de gaz Boc, filiale de l’allemand Linde, sont intéressés.



