Le projet de fusion à 50 milliards d'euros entre PSA et Fiat-Chrysler Automobiles (FCA) va faire l'objet d'une enquête approfondie de la Commission européenne, ont déclaré mercredi 10 juin des sources proches du dossier, confirmant une information du Financial Times. Les deux groupes automobiles auraient effectivement refusé d'offrir des concessions dans le but d'apaiser les inquiétudes du régulateur européen sur leur rapprochement.
Une part de marché élevée dans les petits utilitaires
Les deux constructeurs automobiles auraient été informés la semaine du 1er juin que leur part de marché combinée élevée dans le segment des petits utilitaires était une source d'inquiétude pour Bruxelles, avaient indiqué d'autres sources à Reuters. PSA et Fiat avaient jusqu'à mercredi 10 juin au soir pour répondre à ces inquiétudes mais ne l'ont pas fait, ont indiqué les sources. Selon les sources du Financial Times, PSA et FCA se montrent réticents à vendre leurs divisions très rentables.
Cette absence de réponse conduirait automatiquement à l'ouverture d'une enquête de quatre mois de la Commission européenne quand elle concluera son examen préliminaire de l'opération, au plus tard mercredi 17 juin. La Commission européenne, Fiat Chrysler et PSA n'ont pas souhaité faire de commentaires.
Le calendrier de la fusion inchangé ?
"C'est une opération énorme et compliquée, nous savons comment les choses fonctionnent et donc nous savions qu'une enquête approfondie était une option. Ce qui ne retarderait pas le calendrier auquel nous sommes confrontés pour la fusion", a déclaré une des sources. PSA et Fiat Chrysler prévoient de finaliser leur rapprochement au cours du premier trimestre 2021.
Avec Reuters (Foo Yun Chee, Giulio Piovaccari à Milan et Gilles Guillaume à Paris ; Blandine Hénault pour la version française)


