Acheter ou produire les cellules de batteries ? C’est la question qui agite l’industrie automobile. A l’image de Tesla, Stellantis et Volkswagen, Ford se dirige lentement vers l’internalisation de la production de ses futures batteries. Le groupe nord-américain a annoncé mardi 27 avril la création d’un centre d’excellence dédié aux accumulateurs, Ford Ion Park, et qui doit l’aider à "développer et produire plus rapidement des batteries et leurs cellules".
Cette structure doit voir le jour à la fin 2022 dans le Michigan, aux Etats-Unis. Les 150 experts du site plancheront sur des designs et process de production permettant de proposer des batteries "dotées d’une meilleure autonomie à un moindre coût pour les clients", indique un communiqué. "L’objectif pour nous est de développer une expertise en interne" sur les batteries en vue de l’intégration de leur production, a mis en avant Hau Thai-Tang, directeur des opérations, lors d’un point presse.
Revirement de position
Ford n’a apporté aucune précision concernant l’horizon auquel il envisage de produire ses premières batteries en interne. Mais cette annonce témoigne du revirement de position du constructeur sur le sujet. En milieu d’année dernière, son ancien PDG, Jim Hackett, avait indiqué ne voir "aucun avantage" à ce que Ford produise ses propres batteries. Une position désormais rejetée par le nouveau dirigeant du groupe, Jim Farley.

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Pour l’heure, Ford s’approvisionne en cellules de batteries auprès du fournisseur sud-coréen SK Innovation. En retard dans l’électrique, le groupe va consacrer au moins 22 milliards de dollars – 18 milliards d’euros – jusqu’en 2025 à cet enjeu. En Europe, le groupe veut proposer une gamme 100% électrique d’ici 2030 et va investir un milliard de dollars – 830 millions d’euros – dans son usine de Cologne en Allemagne pour la convertir à l’électrique.



