C’est une page qui se tourne pour Faurecia. Après plus de vingt ans de vie commune, le deuxième plus gros équipementier automobile français derrière Valeo – 14,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2020, contre 16,2 milliards pour son concurrent – aborde la première année de son histoire sans son propriétaire PSA.
Dans le cadre de son union avec Fiat-Chrysler Automobiles (FCA), l’ex-constructeur tricolore a distribué sa part du capital de Faurecia (39 %) aux actionnaires du nouveau groupe Stellantis, Exor – le holding de la famille Agnelli –, ainsi que la famille Peugeot, le chinois Dongfeng et Bpifrance ayant accepté une clause d’incessibilité de leurs actions pour une période de six mois.
Une indépendance que l’équipementier aborde avec appétit. « Le changement dans la structure de l’actionnariat offre de nouvelles opportunités de création de valeur », insiste Patrick Koller, le directeur général de Faurecia. Et ce, dans deux domaines jugés prioritaires : le cockpit du futur et la mobilité durable, avec un focus important sur l’hydrogène pour cette seconde activité.
À la fin de l’année, Faurecia fournira au groupe Renault des réservoirs pour une première flotte de véhicules utilitaires. L’équipementier dit maîtriser 75 % de la chaîne de valeur dans l’hydrogène et veut atteindre plus de 3,5 milliards d’euros de ventes dans les solutions hydrogène d’ici à 2030. Plus de la moitié de ces revenus proviendra des réservoirs, le reste des piles à combustible développées par Symbio, la coentreprise qu’il a créée avec Michelin.



