Au 4 août, 93 départements français sont touchés par une restriction des usages de l'eau au niveau "alerte", 27 en alerte renforcée et 62 en crise, le niveau le plus préoccupant. Du jamais vu, et la situation ne devrait pas s'améliorer à court terme.

La Première ministre a donc décidé le 5 août d'activer la cellule interministérielle de crise pour mobiliser les services de l'Etat. Une réponse adaptée à "la sécheresse la plus grave traversée par notre pays", selon Elisabeth Borne, qui appelle les Français à faire preuve de responsabilité dans leur usage de l'eau au quotidien.
Mobilisation des préfets en régions
A quoi va servir cette cellule de crise, qui doit se réunir dès ce vendredi 5 août ? Elle "permettra d’assurer une remontée d’information régulière par les Préfets de département des zones les plus touchées, d’anticiper l’activation éventuelle des plans ORSEC «eau» pour les agglomérations concernées et de coordonner les mesures de sécurité civile nécessaires (approvisionnement en eau des communes, livraison d’eau potable, etc.)", indique Matignon. Plusieurs communes sont déjà à cours d'eau potable et doivent organiser la distribution de bouteilles d'eau à la population dans la Manche, les Vosges, les Alpes-Maritimes...
La cellule de crise assurera "un suivi des impacts de cette sécheresse pour nos infrastructures de production d’énergie et de transport et pour notre secteur agricole, notamment le secteur de l’élevage", indique Matignon. Les Préfets des zones touchées devront réunir au plus vite les structures de concertation locale de gestion de l’eau "afin d’organiser un dialogue local sur la priorisation des usages en cas de nécessité". De nouvelles mesures de restriction, visant les secteurs jugés non prioritaires, seront prises.



