Située en Allemagne, l'usine Opel d'Eisenach fermera ses portes à partir de la semaine du 4 octobre et ne devrait pas les rouvrir avant début 2022, au minimum. Une porte-parole de Stellantis, maison-mère du constructeur automobile, a expliqué à L'Usine Nouvelle jeudi 30 septembre que le groupe devait « procéder à des ajustements de production », en raison de la « persistance de la crise sanitaire et de la pénurie mondiale de semi-conducteurs ».
Une partie de la production de l'usine, qui assemble notamment l'Opel Grandland, sera temporairement transférée dans celle de Sochaux (Doubs), où ce modèle est également fabriqué. « Dès que la situation dans les chaînes d'approvisionnement le permettra », les 1 300 salariés du site allemand pourront retrouver leur poste, mais en attendant, ils seront mis au chômage partiel.
Un ajustement global
Des mesures similaires ne sont à ce jour pas prévues dans les usines françaises de Stellantis, assure la porte-parole. Mais à Rennes-la-Janais (Ille-et-Vilaine), à Sochaux et à Mulhouse (Haut-Rhin), les ouvriers ont eux aussi dû réduire le rythme depuis mi-août. Plusieurs syndicats du groupe ont d'ailleurs dénoncé la mise en application de l'accord d'activité partielle de longue durée signé fin août, craignant « des abus dans les secteurs qui ne sont pas directement liés à la production » et un manque de formations.
Stellantis a prévenu s'attendre à une perte en volume de 1,4 million de véhicules pour l'ensemble de l'année 2021, mais n'est pas le seul à subir de plein fouet les conséquences de cette pénurie. Le constructeur japonais Toyota a dû fermer son usine située à Onnaing (Nord) pendant plusieurs semaines et revoir ses objectifs annuels à la baisse, quand Renault a été contraint d'ajuster la production dans ses usines françaises et espagnoles.



