14 370 entreprises (dont 13 758 TPE, 596 PME et 16 ETI), 38 822 salariés et 7,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires... C'est le poids de la filière de l'ameublement français. Ces entreprises fabriquent 40 % des meubles vendus en France. Une part qu'elles espèrent porter à 50% à travers l'accord signé ce jeudi 2 juillet entre l'organisation professionnelle représentant 350 industriels du secteur, l'Ameublement français, et vingt enseignes françaises de la distribution de meubles (Conforama, But, La Redoute, Leroy Merlin ou encore France Literie), sous l'égide d'Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances.
Sensibiliser les consommateurs à l'achat français
L'objectif de ce partenariat, intitulé « Meublez-vous français »? "Soutenir la production française et sensibiliser les consommateurs à l‘impact positif d’un achat local, à travers une opération de communication de grande ampleur", explique le ministère. Ces entreprises se targuent d'ores et déjà d'une bonne gestion de la fin de vie de leurs meubles, dont 93 % sont valorisés ou recyclés. Entre 2013 et 2019, la part de l'enfouissement est ainsi passée de 55 % à 7 %, tandis que le recyclage ou le réemploi progressait de 25 % à 59 %, et la valorisation énergétique de 20 % à 34 %. "Les approvisionnements en bois issus de forêts françaises sont gérés de manière responsable", assurent par ailleurs les industriels.
Ils entendent donc le faire connaître à travers une opération de communication lancée en France dans plus de 2 500 points de vente et via le e-commerce depuis le 15 juin. Et profiter d'une reprise récente du marché, plombé lui aussi durant le confinement.
Une restructuration de la filière à moyen terme
Aux yeux de Philippe Moreau, président de l’Ameublement français, le mobilier français serait encore capable de concurrencer des compétiteurs étrangers à l'offre pourtant particulièrement agressive, car "la demande est forte et les entreprises étrangères n’ont pas bien récupéré. Il faut profiter du fait que les citoyens ont pris conscience qu’il y avait des choses à améliorer dans leur logement".
La filière sait malgré tout qu'elle ne pourra pas échapper à une restructuration à moyen/long terme, via une "consolidation des principales PME et ETI de la filière avec l’objectif de créer les champions de demain". Elle entend donc y travailler avec tous les acteurs de la chaîne de valeur. Et tenter également de gagner en compétitivité dès le court terme, en misant "sur l’industrie du futur : la numérisation et la robotisation, le développement des compétences, l'amélioration des process, l'économie circulaire, les relations amont/aval, la capacité à investir..."
Ameublement français (source L'Ameublement français)



