Engie acceptera de vendre ses parts dans Suez à Veolia à partir du 5 octobre

Le suspense est quasiment terminé. Engie va vendre ses parts dans Suez à son concurrent Veolia. Mais ce dernier a dû accepter une extension de son offre jusqu’au 5 octobre.

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Clamadieu - Solvay
Jean-Pierre Clamadieu, président du conseil d'administration d'Engie.

L’offre améliorée de Veolia aura donc fait mouche. En acceptant de racheter les 29,9 % de participation d’Engie dans Suez à 18 euros par action au lieu de 15,50 euros et en proposant une période de six mois pour déclencher une OPA amicale, Veolia a obtenu le feu vert de l’énergéticien mercredi 30 septembre dans la soirée. Mais pour laisser encore quelques jours de suspense et peut-être pour répondre au gouvernement qui ne voulait pas de décision précipitée, le PDG de Veolia Antoine Frérot, qui avait encore affirmé le matin même que son offre n’était valable que jusqu’à minuit – "Ensuite, je reprends ma liberté" –, a dû rétropédaler.

Pas d’OPA hostile

Engie a en effet demandé à Veolia l’extension de la validité de l’offre jusqu’au lundi 5 octobre 2020. Le temps pour l'énergéticien de formaliser les modalités de l'engagement de Veolia ne pas lancer d’offre publique d’achat (OPA) hostile sur les titres de Suez qui resteront à acheter (70,1 % du capital). Veolia a confirmé dans la soirée qu’il avait "répondu favorablement à ces deux demandes par courrier ce jour au président du conseil d’administration d’Engie", selon un communiqué.

Cette décision ne risque pas d’éteindre la colère des salariés et des dirigeants de Suez. Selon des sources de L'Usine Nouvelle proches du dossier, Suez aurait proposé une contre-offre le 30 septembre au soir à Engie pour reprendre ses parts avec le fonds Ardian. Mais le conseil d’administration d’Engie, par la voix de son président Jean-Pierre Clamadieu, a déclaré avoir reçu un document très flou avec "une vague marque d’intérêt".

Suez demande un délai pour construire une offre

Dans la journée du 30 septembre, Suez avait publié un communiqué où il indiquait que "le conseil [poursuivait] activement ses travaux afin de permettre l’annonce, dans les meilleurs délais, d’une solution pour l’ensemble des actionnaires de Suez. Le conseil de Suez en appelle au conseil d’Engie et à ses actionnaires pour ne pas décider de l’avenir de Suez dans les conditions et le calendrier dictés par Veolia."

Mercredi 30 septembre au matin, Antoine Frérot a proposé de racheter les 29,9 % de parts d’Engie dans Suez pour 18 euros par action, soit une offre en augmentation d’environ 500 millions d’euros à 3,4 milliards d’euros. La deuxième amélioration présentée par Veolia est "celle de l’amicalité et de l’inclusivité, rassurait le PDG de Veolia. [Pour] prouver que notre offre n’a jamais été une offre hostile, j’ai pris cet engagement auprès d’Engie de ne pas lancer l’OPA avant six mois à condition que Suez dissout sa fondation néerlandaise. Ces six mois doivent nous permettre de discuter". C’est sur ce dernier point qu’Engie demande des assurances.

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