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[En images] Le drone Patroller de Safran se relance après des essais réussis

Le drone Patroller de Safran a effectué cet été une campagne de vols d’essais en Finlande, preuve des ambitions du groupe à l’export. Le groupe espère livrer l’armée de Terre française dès 2022 et vite tourner la page de l’accident de 2019.

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Safran Patroller
Le drone tactique Patroller est-il sorti d'affaires? C'est ce qu'espère Safran.

Le Patroller de Safran reprend de la hauteur. Le motoriste et équipementier aéronautique vient d’annoncer que son drone tactique avait de nouveau repris le chemin des airs. L’engin a effectué cet été en Finlande une campagne de vols d’essais industriels durant six semaines. De quoi rasséréner quelque peu la Direction générale de l’Armement (DGA) ainsi que l’armée de Terre, premier client du Patroller, alors que le programme ne tient pour le moment pas toutes ces promesses en termes de délais.

Pour rappel, Safran avait remporté en 2016 la compétition lancée par la DGA pour équiper l’armée de Terre en drones tactiques, face au Watchkeeper de Thales : un total de 14 drones. Une aubaine pour le groupe, alors que la France souffre d’un retard significatif en la matière, comme l’a cruellement souligné l’utilisation du Reaper de l’Américain General Atomics lors de l’opération Barkhane déclenchée en 2013 au Mali. Mais le développement du Patroller a pris du retard et a été marqué par le crash en décembre 2019, à Istres, du deuxième exemplaire lors de la livraison à l’Armée de Terre.

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21 heures de vol

D’où la nécessité pour Safran de vite reprendre le dessus et remettre en selle l’appareil. La campagne d’essais finlandaise, qui reflète au passage les ambitions internationales du groupe à l’export, pourrait marquer un retour gagnant pour Safran. « Marquant une étape majeure vers la qualification industrielle du Patroller, cette campagne a permis de démontrer la maturité, la qualité et les capacités opérationnelles du Patroller, équipé d’une boule optronique Euroflir 410 et d’un radar de surveillance », a précisé la division du groupe Safran Electronics & Defense dans un communiqué.

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Le Patroller a totalisé durant ces essais, 21 vols et 76 heures. L’engin donnerait entière satisfaction, selon le groupe qui cherche à redorer le blason de son drone et assurer sa viabilité technique pour assurer des missions sur de longues distances : vols d’endurance de 14 heures, altitude plafond, performance de ses équipements optronique et radar, leur exploitation simultanée et en temps réel, décollage et atterrissage automatiques, conduite de mission, discrétion sonore, facilité de mise en œuvre et disponibilité.

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Livraison en 2022

Les déboires du Partroller seraient donc derrière Safran, bien que les raisons du crash n’aient pas été rendues publiques. « Suite à son accident, nous avons compris ce qu’il s’était passé et en avons tiré les leçons, avait expliqué Olivier Andriès, le directeur général de Safran, en mai dernier, à L’Usine Nouvelle. Les conclusions du rapport du BEA [Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile, ndlr], qui sont confidentielles, nous amènent à faire des démonstrations supplémentaires. »

L’heure de la mise en service devrait bientôt sonner pour le Patroller. Dans ce même entretien, le dirigeant précisait que le premier système devrait être livré « au printemps 2022 ». Annoncé comme un couteau-suisse, ce drone tactique sera confronté à une rude concurrence internationale lorsqu'il rentrera en service. Chine, Israël, Etats-Unis, Turquie… Nombreux sont les pays à vouloir s’imposer dans le marché des drones militaires.

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