Cela ne s’invente pas, c’est en Finlande que s’est tenu, début juin 2025, le salon mondial du sauna. Le constructeur local Harvia a présenté un nouveau modèle de sauna donc, alimenté par hydrogène. Par rapport à un sauna traditionnel, les participants à la séance ne doivent y voir que du feu.
«Le poêle à combustion à hydrogène canalise les flammes et l'air chaud à travers les pierres du sauna, les chauffant uniformément de tous côtés. Ce processus enveloppe l'espace d'une douce chaleur et produit une agréable vapeur lorsque l'eau est versée sur les pierres», promet le leader mondial des spas et des saunas. On s’y croirait presque. L’argument massue de ce nouveau sauna réside dans son bilan environnemental : le système produit uniquement de la vapeur et de l'air chaud, sans émettre de CO2.
Une technologie inspirée de l’automobile
Encore fallait-il disposer de compétences en hydrogène. De manière étonnante, c’est Toyota qui s’y est attelé. Le constructeur japonais a apporté sa technologie de gestion et de combustion de l'hydrogène, qu’il a développé pour l’automobile. Une pile à combustible à membrane d'échange de protons se sert de l’énergie libérée lors de la réaction électrochimique de l'hydrogène et de l'oxygène pour produire de l’électricité. Le groupe investit dans la technologie des piles à combustible depuis 1992.
Pour le secteur des saunas, «il s'agit d'une alternative intéressante aux méthodes de chauffage conventionnelles», estiment Harvia et Toyota, sans chiffrer le coût de leur prototype, qui sera aussi exposé lors d’un événement sportif courant juillet. En 2022, l’agence gouvernementale finlandaise en charge de l’énergie avait incité les habitants à réduire l’utilisation de leurs cabines, afin d’alléger la consommation d’électricité. Le pays compte environ 3 millions de saunas pour 5,5 millions d’habitants.




