En doublant Stellantis, Renault devient en juin le leader d'un marché auto français toujours moribond

Le groupe Renault est parvenu à vendre une centaine de voitures neuves particulières de plus que son concurrent Stellantis au cours du mois de juin 2022, devenant ainsi le premier acteur du marché. A l'échelle nationale, le nombre d'immatriculations a baissé de 14,2% sur un an.

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Renault a vendu une centaine de voitures neuves particulières de plus que Stellantis en juin 2022, ce qui lui permet d'être le numéro un du marché automobile français.

Le début de l'été et les départs en vacances n'auront pas suffi à réveiller le marché automobile français. Selon les chiffres publiés vendredi 1er juin par la Plateforme automobile (PFA), 171 089 voitures neuves particulières ont été vendues au cours du mois de juin 2022, soit 14,2% de moins qu'en juin 2021. La résurgence du Covid-19, la pénurie de composants électroniques et la guerre en Ukraine ont durablement affecté le secteur : sur le premier semestre, la baisse annuelle s'établit à 16,3%, avec 771 982 immatriculations.

Une fois n'est pas coutume, le groupe Renault domine le classement grâce à des ventes en hausse de 4,1%. Ses 53 917 unités écoulées lui ont permis de faire passer sa part de marché de 26% à 31,5%. Une belle performance à attribuer au dynamisme de la marque roumaine Dacia, qui a progressé de 15,9% sur un an (17 278 immatriculations) et au retour à l'équilibre (-0,8%) de la marque Renault, avec 36 456 ventes. Alpine parvient également à gagner 19,1%, mais sur des volumes faibles (183 unités).

Nissan performe

Son rival Stellantis est relégué à la deuxième place, avec 53 805 voitures neuves particulières (-16,9%). La part du marché du groupe atteint désormais elle aussi 31,5%, alors qu'elle se situait à 34,5% l'année précédente. Mis à part Alfa Romeo, qui n'a comptabilisé que 305 immatriculations (+34,4%), toutes ses marques sont dans le rouge. Dans le détail, Peugeot chute de 4,9% (28 361 unités), Opel de 5,5% (4 731), Fiat de 24,9% (4 379), Citroën de 29,4% (13 217), DS de 41,4% (2 030) et Jeep de 55,2% (773).

L'allemand Daimler peut également aborder l'été plus sereinement grâce à une hausse des ventes de 12,5% entre juin 2021 et juin 2022 (5 543 immatriculations), mais c'est le japonais Nissan qui décroche la meilleure augmentation ce mois-ci : +18,4% (2 601). Aucun autre constructeur du tableau n'est parvenu à faire mieux que l'année précédente, mais le deuxième allié de Renault, Mitsubishi, a au moins réussi à limiter la casse. La marque a vendu 190 automobiles, ce qui représente une baisse annuelle de 5,9%.

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Volvo dégringole

Habitué au haut du panier, le sud-coréen Hyundai trébuche pour la première fois depuis de nombreux mois, avec des ventes en berne de 11,1% (8 528 unités). Une trajectoire similaire à celle de l'allemand BMW (-11%), qui totalise 5 997 voitures neuves particulières. De l'autre côté de la moyenne, on retrouve l'américain Ford et ses 3 537 immatriculations (-18,9%) ainsi que le groupe Tata, propriétaire de Jaguar Land Rover. Les deux marques de luxe ont séduit 628 nouveaux clients, soit 20,2% de moins qu'il y a un an.

Les résultats deviennent encore plus préoccupants à partir de Toyota, qui enregistre une coupe de 26,7% (8 918 unités). L'heure n'est pas non plus à la fête pour le leader du marché européen : Volkswagen s'écroule de 37% (19 010), ce qui sabre sa part de marché (11,1% contre 15,1% en juin 2021). Les ventes du trublion de l'électrique Tesla sont quant à elles amputées de 39,8% (3 011) et celles de Suzuki de 46,5% (1 498). Le suédois Volvo ferme la marche avec 922 immatriculations, une dégringolade annuelle de 48,5%.

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