Économie circulaire : l’Ademe accompagne la plasturgie

L’Agence de la transition écologique signe un partenariat avec le Centre technique IPC et lance, à l’occasion de la journée mondiale du recyclage du 18 mars, la troisième édition de l’appel à projets Ormat visant à soutenir l’incorporation de recyclé dans les produits.  

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L'Ademe annonce la signature d’un "partenariat stratégique pour la transition énergétique et écologique” avec le IPC et lance l'appel à projets Ormat 3.

Double actualité pour l’Ademe dans le secteur des plastiques et des composites. L’Agence de la transition écologique vient d’annoncer la signature d’un “partenariat stratégique pour la transition énergétique et écologique” avec le Centre technique industriel de la plasturgie et des composites (IPC). 

“À la fois essentiels et problématiques”, plastiques et composites “restent des matériaux clés pour de nombreuses applications, particulièrement dans le domaine de la transition écologique, comme les pales d'éoliennes, composées principalement de résines et de fibres, les panneaux photovoltaïques, ou encore les matériaux isolants thermiques”, explique un communiqué commun des deux structures.

Le document rappelle en outre les objectifs du nouveau règlement européen PPWR sur les emballages et déchets d’emballages : rendre tous les emballages plastique recyclables à l'échelle industrielle d'ici à 2030, réduire de 5 % les déchets d'emballages sur la même période et garantir des taux minimaux de contenu recyclé dans les emballages plastique.

"Chaque année, près de 5 millions de tonnes de plastique sont transformées sur le territoire français, dont environ 600 000 tonnes sont aujourd'hui recyclées, permettant un gain de 3 tonnes d’équivalent CO2 évité par tonne de plastique recyclée réincorporée. Ce taux de recyclage, en constante progression, illustre les efforts réalisés par l'ensemble des acteurs de la chaîne, des producteurs aux consommateurs”, ajoute le communiqué.

Actions concrètes

Objectif de cet accord Ademe/IPC conclu pour deux ans et qui formalise une coopération déjà entamée : "coconstruire des actions concrètes, en définissant des priorités d’action et en développant de la connaissance pour mobiliser en faveur de la transition écologique”. En ligne de mire : la mise en place de ressources communes (formations, production de guides thématiques pour accompagner les industriels dans leur transition écologique, actions de sensibilisation, accompagnement par IPC des plasturgistes souhaitant déposer un dossier Ormat...) et le développement de méthodes et outils adaptés.

La décarbonation, le recyclage et l’écoconception des plastiques, la réduction de la pollution par les microplastiques, l’économie circulaire des composites et, enfin, les inventaires de cycle de vie (ICV) des produits et procédés plastique et composites sont les domaines principalement ciblés. 

« La transition écologique de la plasturgie nécessite des approches innovantes et concertées, et c’est précisément l’objectif de ce partenariat avec l’Ademe. En associant nos expertises, nous allons renforcer le développement de méthodologies et d’outils concrets pour accompagner les industriels. Nous sommes convaincus que l'innovation et la collaboration sont les clés pour répondre aux défis environnementaux actuels. Ce partenariat est une opportunité unique de contribuer activement à la réduction de l’impact environnemental de l’industrie de la plasturgie et des composites », commente Luc Uytterhaeghe, directeur général d’IPC.

Ormat 3

Autre opportunité à ne pas laisser passer pour réduire son empreinte environnementale : l’appel à projets Ormat évoqué plus haut et dont le coup d’envoi de la troisième édition vient d’être donné. Les matériaux concernés restent les mêmes (plastiques, composites et élastomères, textiles, métaux, bois, papier-carton, verre et matériaux minéraux) tout comme l’objectif : accompagner les projets dans le domaine du recyclage et de l’incorporation de matières recyclées dans les produits finis et semi-finis.

Les aides, allant de 60 à 80 %, concernent aussi bien les projets d’études de faisabilité techniques et économiques, diagnostics, tests et essais (Axe 1) que ceux d’investissements dans des machines, outillages industriels, etc. (Axe 2) avec des subventions comprises entre 40 et 60 %. L’enveloppe globale se porte à 35 millions d’euros. La première relève pour la remise des projets est fixée au 15 mai 2025.

À noter qu’un webinaire de présentation d'Ormat 3 est prévu le 25 mars. Les deux premières moutures avaient permis de soutenir 279 projets à hauteur de 62 millions d’euros pour un coût global de 377 millions. 

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