Au huitième jour de conflit entre l’Ukraine et la Russie, Michelin reconnait pour la première fois être durement affecté par la situation. Jusqu’alors l’usine de Davydovo, près de Moscou, qui produit pour le marché local, tournait encore normalement. Désormais, l’équipementier déplore « une activité restreinte en Russie » où un millier de personnes travaille pour la manufacture.
« La grave crise qui se déroule actuellement en Ukraine impacte tout particulièrement l’Europe », déplore Michelin qui assure « suivre la situation au quotidien au plus haut niveau de l’entreprise », se refusant pour le moment à donner le nom des usines impactées. « Comme de nombreux acteurs industriels en Europe, le groupe Michelin fait face par ailleurs à des difficultés importantes en matière de logistique et de transport pour approvisionner ses usines et livrer ses clients. Pour optimiser ses opérations et adapter la gestion de ses flux, le groupe a décidé d’arrêter la production de certaines de ses usines en Europe, pour quelques jours, au cours des prochaines semaines ».
Clermont pour l’instant épargné
En réalité, « la majorité des usines de production de produits finis en Europe est concernée », confie le groupe. D’ores et déjà, la CGT de l’usine de Cholet (Maine-et-Loire) a annoncé dans un communiqué que la production serait à l’arrêt pour sept jours « pour cause de pénurie de noir de carbone ». Selon nos informations, les sites de Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire (pneu génie civil et militaire), du Puy-en-Velay, en Haute-Loire (génie civil) et de Troyes, dans l'Aube (pneu agricole) sont également à l’arrêt pour les mêmes raisons.
Selon la CGT de Michelin, les usines de la Manufacture à Clermont-Ferrand ne seraient pas encore concernées, mais la menace pèse sur Cataroux et les Gravanches.



