L’énergie solaire est renouvelable mais les panneaux photovoltaïques, eux, le sont nettement moins. Lors de leur fin de vie, une grande partie de leurs matières finissent en effet au rebut. Un gâchis que tente de réduire Rosi Solar, une start-up grenobloise spécialisée dans le recyclage de panneaux solaires. Cette dernière a breveté un procédé qui lui permet de valoriser trois métaux, aujourd’hui très difficiles à extraire : l’argent, le cuivre et le silicium. Une première mondiale selon Antoine Chalaux, son directeur général.
Bien plus qu’un simple recycleur, Rosi Solar (une trentaine de salariés) se définit ainsi comme un fournisseur de matériaux, notamment de silicium haute pureté à destination d’industriels, pas forcément du photovoltaïque d’ailleurs. La jeune pousse a été fondée en 2017 par la physicienne Yun Luo, le chercheur au CNRS Guy Chichignoud et le spécialiste de l’industrie du silicium Daniel Bagnolet.
En novembre 2022, la société iséroise a bouclé un tour de table de 7,4 millions d’euros, notamment auprès du groupe japonais Itochu et du Conseil européen de l’innovation, afin de finaliser sa première ligne industrielle. Basée à La Mure, une quarantaine de kilomètres au sud de Grenoble, elle est opérationnelle depuis avril 2023 et peut recycler 3 000 tonnes de panneaux photovoltaïques par an. Avant l’ouverture d’un prochain site en Allemagne, afin de pouvoir traiter un montant croissant d’équipements solaires arrivant progressivement en fin de vie. Un avenir radieux donc.



