Une nouvelle ère s’ouvre pour l’usine de Flins (Yvelines). Le site emblématique de Renault, d’où sortent actuellement les Renault Zoé et les Nissan Micra, va voir son activité historique d’assemblage de voitures disparaître d’ici à 2024 au profit d’un recentrage sur l’économie circulaire. Une décision qui avait déjà été annoncée dans le cadre de la présentation du plan d’économies du constructeur en mai.
Dans le détail, quatre pôles organiseront le site de Flins. Le premier sera dédié au reconditionnement de véhicules d’occasion, tandis qu’un autre aura pour vocation de gérer les questions de seconde vie et de recyclage des batteries. Le troisième domaine valorisera le savoir-faire de l’usine de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dont les activités seront transférées dans les Yvelines avant sa fermeture. Objectif : la revalorisation des véhicules hors d’usage, de leurs pièces et matériaux. Le dernier axe portera sur l’innovation autour de l’économie circulaire.
Avec ce projet, la direction de Renault se dit en mesure de créer plus de 3 000 emplois à horizon 2030. D’ici là, 1 700 à 2 100 salariés devraient travailler sur le site. Présenté comme le moyen de "sauver Flins" par le président du groupe, Jean-Dominique Senard, le projet continue pourtant de susciter la méfiance de certains syndicats. Ils s’inquiètent de l’impact social d’un tel changement dans l’usine et des conséquences de la disparition d’un site d’assemblage de véhicules finis dans le dispositif industriel de Renault en France.



