Cet été, 53 départements français sont susceptibles de connaître des épisodes de sécheresse plus ou moins intenses. Les territoires concernés se concentrent principalement en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne Franche-Comté, Grand-Est, Centre-Val de Loire et dans le Nord-Est de la Nouvelle-Aquitaine, selon une carte publiée le 14 mai par le ministère de la Transition écologique et solidaire.
11 départements suivants sont concernés par une sécheresse "très probable": l'Ain (01), l'Allier (03), l'Ardèche (07), l'Isère (38), la Loire (42), la Haute-Loire (43), le Puy-de-Dôme (63), le Haut-Rhin (68), le Rhône (69), la Haute-Saône (70) et la Saône-et-Loire (71). Le risque est "probable" pour 24 autres et "possible" pour 18.
Ministère de la Transition écologique et solidaire Éviter un épisode de sécheresse similaire à celui de 2019
Dressée grâce à des données fournies, entre autres, par Météo France, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) et EDF, cette carte a été présentée lors d'une réunion avec le Comité national de l'eau pour "mieux anticiper les difficultés liées aux épisodes de sécheresse à venir" et "faire le point sur les mesures prises dans le domaine de l’eau et de l’assainissement durant la crise sanitaire actuelle", précise un communiqué.
L'objectif étant d'éviter un épisode similaire à celui de l'été 2019, où 88 départements avaient été placés en état d'alerte sécheresse. 13 d'entre eux avaient également subi des ruptures d’approvisionnement en eau de longue durée (jusqu’à 100 jours en Ariège ou en Haute-Saône), sur des portions étendues de leur territoire (la moitié de la Creuse).
Pour mieux anticiper l'épisode de sécheresse qui s'annonce, et éviter une sur-crise en cette période de Covid-19, les préfets ont été invités à se coordonner entre eux, pour "mieux harmoniser les mesures de restriction des usages de l’eau à l’échelle des bassins hydrographiques, en veillant à utiliser des seuils cohérents de déclenchement des mesures. Ils devront également renforcer l’utilisation des données disponibles sur la ressource en eau, les prélèvements et celles provenant des gestionnaires des réseaux d’eau potable", ajoute le communiqué. L'ingénierie technique de l'État pourra également être mobilisée, en lien avec les agences de l'eau, afin d'accompagner les collectivités ayant besoin de recourir à des travaux d'interconnexion ou de résorption de fuite.
Enfin, le gouvernement souhaite que les impacts du changement climatique soient pris en compte dans le volet "eau potable" du dispositif Organisation de la Réponse de Sécurité Civile (Orsec), le programme d'organisation des secours de chaque département, coordonné par le préfet. Un "service numérique d'information sur les restrictions d'usage" doit également être mis en place, afin de "faire connaître plus simplement et rapidement au grand public la situation de déficit et les mesures à respecter", conclut le communiqué.



