Pour Bridgestone, l’arrêt de l’activité est "la seule option" pour Béthune

A l’issue d’une rencontre avec le gouvernement, la direction de Bridgestone s’est dite ouverte à la recherche de solutions pour Béthune, mais indique que l’arrêt de l’activité est "la seule option".

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Usine Bridgestone Béthune
Bridgestone continue d'estimer que la cessation d'activité est la "seule option" pour Béthune.

Bridgestone persiste et signe. Dans un communiqué publié lundi 21 septembre à l’issue d’une rencontre avec les syndicats, les élus locaux ainsi que la ministre du Travail, Elisabeth Borne, et la ministre déléguée en charge de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, la direction du fabricant de pneus a considéré une nouvelle fois que "le projet de cessation totale d’activité" présenté aux salariés de l'usine de Béthune (Hauts-de-France) le 16 septembre reste "la seule option qui permettrait de répondre à la surcapacité de production structurelle de Bridgestone et donc de sauvegarder la compétitivité de ses opérations en Europe".

Comme l’expliquait il y a quelques jours à L’Usine Nouvelle le directeur des opérations en Europe, Emilio Tiberio, Bridgestone estime l’arrêt de la production à Béthune nécessaire en raison de la pression sur "le marché des pneumatiques pour véhicules de tourisme […] depuis plusieurs années, ce qui a conduit à une situation structurelle de surcapacités de production". Le manufacturier considère avoir "étudié toutes les solutions alternatives possibles, notamment celle de nouveaux investissements pour une production de pneus différents", avant d’en être arrivé au projet de cessation de l’activité.

La piste du recyclage des pneus

Dans le même temps, le groupe "entend participer activement à la recherche de solutions pour le site et le territoire et engager des moyens importants dans l’accompagnement social des salariés de Béthune". Quelques minutes plus tard, les représentantes du gouvernement français ont indiqué pour leur part continuer à travailler sur des "scénarios alternatifs" pour Béthune. Agnès Pannier-Runacher a précisé que le cabinet de conseil Accenture avait été mandaté pour mener une contre-expertise afin de "regarder ces scénarios et soumettre des scénarios alternatifs autour de cette technologie du pneu".  

La ministre en charge de l’Industrie a évoqué la piste du "recyclage des pneus" comme une option susceptible de "mettre de la charge dans l’usine". Dans le même temps, les deux ministres ont fait état de leur souhait d’un "dialogue social exemplaire" dans ce dossier et réitéré que la méthode employée par Bridgestone était "brutale et choquante". L’usine de Béthune emploie 863 salariés pour la fabrication de pneumatiques pour les véhicules de tourisme. Dans son projet, le groupe japonais envisage de reclasser une partie de ses salariés dans ses activités commerciales et de distribution.

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