Bijou change de format plus facilement avec Schubert

Le fabricant de biscuits basé à Saint-Yrieix-La-Perche (Haute-Vienne) a investi dans une ligne TLM pour confectionner ses boîtes d’assortiments.

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Schubert Bijou
La ligne TLM remplit des boîtes en métal et en carton.

Produire vite tout en passant d’un format d’emballage à un autre facilement : la ritournelle est souvent la même lorsqu’on aborde les questions de mécanisation dans l’emballage et le conditionnement. Bijou, spécialisé dans la production de biscuits, gaufrettes et autres madeleines n'utilise pas moins de douze types de boîtes en métal et en carton pour ses assortiments, alors que la cadence de sa ligne peut monter jusqu’à 360 produits par minute. Le fabricant, implanté à Saint-Yrieix-La-Perche (Haute-Vienne) a fait de nouveau confiance à Schubert pour gérer la complexité de ses présentations. Les deux entreprises entretiennent des relations depuis 1995, quand Bijou installa sa première Schubert, une ligne SKA, dans ses ateliers de la Haute-Vienne. Puis ce fut le tour d’une ligne de « picking » en 2003.

Le dernier investissement date de 2021. Il fait suite à un accroissement de l’activité de l’entreprise qui succède à plusieurs agrandissements de l’usine qui ont permis à l’entreprise familiale de tripler de surface au fil des ans. Le principal défi consistait à automatiser une succession d’opérations réalisées manuellement. La nouvelle ligne TLM recueille six types de gâteaux après qu’ils ont été produits à différents endroits de l’usine et qu’ils ont été conditionnés à l’intérieur d’un sachet flowpack. Son rôle consiste à les saisir délicatement et à les insérer dans l’une des douze sortes de boîtes – dix en métal, deux en carton – pour composer les présentations.

Assortiments

Les produits arrivent non triés et non alignés sur six tapis. Après avoir été séparés par des convoyeurs vibrants, ils sont acheminés via une trémie vers la ligne TLM où sont composés les assortiments. C’est un scanner 2D qui vérifie leur orientation, pour s’assurer notamment que le logo soit imprimé sur le sachet et dirigé vers le bas, et que le produit ne soit pas placé à l’envers. En cas de problème, un système de retournement oriente les produits correctement. En parallèle, et comme toujours sur les machines de Schubert qui répondent à une logique de flux inversés, des découpes en carton sont prélevées dans un magasin et mises en forme par des robots F3 et F2. De même, des croisillons livrés à plat sont formés, puis insérés, toujours à l’aide de robots, dans les boîtes. Les emballages, à raison de trois exemplaires à la fois, sont ensuite placés sur un Transmodul, la « navette » du système TLM qui sert à effectuer les transports des emballages lors des opérations de remplissage. Sa particularité ? Une base permettant d’accueillir tous les formats de boîtes en carton et en métal utilisés par Bijou, à base ronde, rectangulaire ou carrée. Pour un changement de format, il suffit donc de changer uniquement les outils des robots pick-and-place pas les empreintes situées à la base des Transmodul. Six robots à quatre axes ramassent de leur côté les produits qui arrivent sur le convoyeur d’amenée circulant dans le sens opposé à celui des boîtes et les remplissent. Enfin, les boîtes en carton sont collées et celles en métal fermées. Cette dernière opération est réalisée en deux étapes, d’abord en positionnant les couvercles en biais, à l’aide de composants imprimés en 3D, puis en la fermant définitivement. Opérationnelle depuis plus d’un an maintenant, la nouvelle ligne TLM se veut évolutive. Elle permettra à Bijou d’accueillir de nouveaux formats de boîtes à l’avenir, si nécessaire.

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