Schubert rend ses robots intelligents pour réduire la facture d'électricité

Le constructeur de machines d’emballage a fait de l’environnement une priorité. Grâce au « machine learning », il est désormais capable de réduire jusqu’à 20 % les consommations d’énergie de ses robots pick-and-place.

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Schubert Kuehne carton formage
Une machine d'emballage Schubert à chargement robotisé.

L’environnement constitue une priorité pour les industriels, peu importe leur secteur d’appartenance. Les constructeurs de machines d’emballage s’adaptent pour répondre à cette « nouvelle » donne en travaillant sur la conversion de leurs machines du plastique au papier ou en favorisant l’emploi de résines monomatériau et recyclées. Il est également question de sobriété énergétique des équipements en regard des récentes hausses des prix de l’énergie. Schubert, qui s’est engagé à devenir climatiquement neutre d’ici à la fin de 2023, a pour ambition de diminuer la consommation d’électricité de ses machines en se servant des nouvelles technologies. L’optimisation des mouvements des robots assistée par l’intelligence artificielle (IA) constitue l’un des ses principaux axes de recherche.

Le constructeur allemand estime pouvoir réduire les consommations d’électricité de ses robots de pick-and-place de 10 à 20% grâce à l’apprentissage automatique, ou machine learning (ML) en anglais.

Mode de conduite

« Nous utilisons le ML pour optimiser les mouvements du robot à partir du logiciel de contrôle de la machine, explique Michael Döring, directeur de la division Motion chez Schubert, tout est fonction des objectifs de l’utilisateur qui peut opter pour un rendement plus élevé ou se concentrer sur l'efficacité énergétique. Ainsi, en modifiant légèrement les caractéristiques de la trajectoire du robot, nous pouvons économiser de l'énergie sans renoncer à la productivité. Un peu comme le mode de conduite économe : on n’est peut-être pas les plus rapides, mais on limite la consommation de carburant en roulant à une vitesse moyenne modérée. »

Travail sur la génération de vide

L’entreprise s’est également rendue compte que la génération de vide - nécessaire au fonctionnement de certains actionneurs présents sur ses machines ou des ventouses qui permettent de saisir des produits ou des découpes de carton - était très énergivore. « Nous travaillons sur des technologies alternatives pour réduire ce poste de consommation à l’image des générateurs de vide à couple contrôlé par servomoteur ou sur les petites turbines placées directement à l'endroit où le vide est nécessaire », indique Jan Köhler, en charge des systèmes de commande chez Schubert. D’ajouter : « Lorsque c’est possible, nous essayons de voir aussi si nous pouvons nous passer complètement du vide en utilisant des principes dérivés de la nature. » 

Engagé dans la décarbonation de ses activités avec le plan Mission Blue, Schubert a déjà entamé le passage à des sources d’énergies renouvelables. Il compte mettre en service un atelier de montage de machines et un immeuble de bureaux climatiquement neutres au siège de Crailsheim (Allemagne) dès l'année prochaine. Sa démarche au niveau des machines est déjà bien engagée.

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