Au Maroc, Safran monte en régime

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La production de nacelles de moteurs est réalisée à 60% au Maroc [ici, à l’usine de Casablanca].

Implanté depuis plus de vingt ans au Maroc, Safran compte faire du royaume chérifien un rouage de plus en plus essentiel de son outil industriel. «C’est un pays stratégique pour nos activités, qui participe à notre efficacité», a résumé Olivier Andriès, le directeur général du motoriste et équipementier aéronautique, lors d’un déplacement sur place, début décembre.

Entre une digitalisation ultra-poussée des usines menée tambour battant ces dernières années, un marché du travail rendu dynamique grâce aux nombreux centres de formations et à des coûts salariaux attractifs, les huit sites marocains de Safran – employant 4100 personnes – offrent au groupe une dose de compétitivité et des capacités pour tenir le rythme des livraisons visé par les avionneurs. Ainsi de la production de nacelles de moteurs, répartie à 60% au Maroc et 40% au Havre, au sein de deux usines désormais situées au même niveau technologique.

Le déplacement du directeur général était avant tout lié à la signature d’un accord-cadre avec l’État marocain pour «le développement de l’écosystème aéronautique local», entérinant la position particulière de l’industriel au sein du pays. Safran est à l’origine d’un maillage de plus de 140 acteurs employant quelque 20000 personnes, concentrés à Casablanca et à Rabat. Le motoriste prévoit des augmentations de capacités et des plans d’embauches dans la plupart de ces usines, en particulier pour l’assemblage de nacelles, la maintenance de moteurs et la fabrication de harnais électriques, assurée avec Boeing au sein de leur société commune Matis Aerospace.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3727 - Février 2024

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