La forme d’un cockpit d’avion de chasse, un couvercle transparent… En apparence, la baignoire rappelle les capsules cryogéniques du film Alien, le huitième passager de Ridley Scott (1979). Mais au lieu de se refroidir pour un voyage interstellaire de plusieurs mois, l’habitacle se remplit d’eau chaude en restant sagement posé sur la terre ferme.
Conçu par le fabricant japonais de baignoires Science Co, le «Mirai Ningen Sentakuki» – machine à laver un humain du futur – lave et sèche des humains. Des dizaines de jets d’eau s’activent, puis un flux d’air chaud se charge du séchage. Durée d'intervention (séchage compris) : 15 minutes. Des capteurs intégrés au siège mesurent également le pouls de la personne pour s'assurer que le baigneur est lavé à une température appropriée. Stressé ? Détendu ? Des images adaptées à l’état émotionnel seraient également projetées à l’intérieur du couvercle.
Exposée au grand public lors de l’Exposition universelle de 2025, qui se tiendra d’avril à octobre à Osaka, au Japon, elle doit être essayée par sept à huit visiteurs par jour. L’entreprise prévoit de lancer une version à usage domestique.
Hommage à la première version sortie dès 1970
Le président de la société, Yasuaki Aoyama, était élève de CM1 lorsqu’une première machine à laver un humain était présentée lors de l’Exposition universelle de Suita, en banlieue d’Osaka, en 1970. Il aurait alors fait partie des quelques visiteurs venus essayer la machine.
Capteurs et système d’intelligence artificielle en moins, ce premier bain automatique en forme d’œuf a directement inspiré son successeur du XXIème siècle. Baptisé Ultrasonic Bath, ce premier modèle se remplissait automatiquement d'eau chaude et émettait des ondes ultrasoniques. Elle libérait également des billes de plastique pour masser le corps de la personne.
Conçue par l’entreprise d’électronique Sanyo Electric – aujourd'hui Panasonic Holdings Corp –, la machine originale n’a pas rencontré le moindre succès commercial. Qu’importe pour Yasuki Aoyama. «J’étais excité à l’idée du genre de futur que ce bain pourrait offrir», rêve le dirigeant, cité dans le quotidien japonais Asahi schinbun.
Pas si éloigné d’Alien que ça, l’entreprise espère même créer les sensations d’une douche dans l’espace ou lors d’une mission habitée sur la Lune ou Mars. Le début d’un nouveau concept de douches spatiales ? Reste à régler le problème de l’apesanteur.




