En matière d’organisation industrielle, Airbus pourrait bientôt revoir sa copie. Et en particulier en matière d’aérostructures, ces grandes pièces d’avions, telles que les parties de fuselage et de voilure.
Guillaume Faury, le président exécutif de l’avionneur, l’a assuré en début d’année : « Ces activités doivent rester au sein d’Airbus, elles sont au cœur de notre métier. » Une phrase qui constitue une petite révolution.
À la fin des années 2000, l’avionneur avait cherché, sans succès, à prendre ses distances avec cette activité, souhaitant se concentrer sur l’assemblage des avions. Ce qui avait abouti in fine à la création de Stelia en France et de Premium Aerotec en Allemagne.
Mais ce schéma pourrait bien voler en éclats. Airbus compte-t-il les fusionner ou même assurer des opérations de consolidation avec d’autres acteurs ? L’heure est en tout cas à une réappropriation de ce segment. D’abord parce que la crise actuelle a souligné encore davantage sa fragmentation et son manque de compétitivité. Mais surtout parce que les architectures des futurs avions nécessiteront une bien plus grande intégration entre les différents éléments des appareils pour améliorer leur aérodynamisme.
Dernier argument ? Les liens devront être de plus en plus étroits entre les avions et leur système productif. D’où la nécessité pour Airbus de contrôler au plus près les grands sous-ensembles des appareils.



