À l'ouest de Nancy, les élus du bassin de Toul (Meurthe-et-Moselle) assument d'avoir «tordu le bras» à Michelin pour acquérir les 30 hectares laissés vacants en 2008 par la fermeture de l'usine de pneumatiques Kleber.
«Le groupe imaginait installer des activités commerciales, une option désastreuse qui aurait déshabillé les zones existantes», se remémore le député Dominique Potier (PS), à l'époque président de la communauté de communes. La collectivité territoriale a donc repris la friche située à l'entrée de la ville, avec l'idée d'attirer des industriels. Seize ans plus tard, elle n'a pas à rougir de son bilan : 350 emplois ont été recréés sur les 830 perdus.
Des industriels locaux ont joué le jeu
Le résultat doit beaucoup à l'engagement des acteurs économiques locaux. Le fabricant de faucheuses débroussailleuses Noremat y a installé son centre de reconditionnement de machines usagées, juste à côté d'un carrossier industriel. Forges du Saut du Tarn y perpétue un savoir-faire remontant à 1751 : la fabrication d'outillages agricoles. Enfin, le groupe de BTP Cerutti vient d'inaugurer 1 400 mètres carrés d'ateliers destinés à abriter deux de ses filiales. Son PDG, un enfant du pays, y a construit deux autres entrepôts, en passe d'être commercialisés. Une preuve de sa confiance dans le devenir du site.



