Les usines d’assemblage de Maubeuge et Douai (Nord) et le site de boîtes de vitesses de Ruitz (Pas-de-Calais) seront regroupés dès le 1er janvier 2022 dans une filiale détenue à 100 % par le constructeur, et motivés par un but commun : la production de voitures électriques. C’est à Douai que sera industrialisée la Mégane eVision, la future R5 et un modèle de segment C. Maubeuge restera responsable de l’assemblage des variantes du Kangoo et Ruitz basculera sur la production de bacs de batteries.
À l’horizon 2025, Renault espère voir sortir de ses lignes 400 000 voitures par an, pas loin des capacités totales de Douai et Maubeuge (550 000 unités). Une montée en puissance assortie de 700 embauches, en plus des 5 000 salariés que comptent les trois sites. Des perspectives qui viennent éclaircir le ciel des usines du groupe dans les Hauts-de-France, en particulier celle de Douai. Plombée par l’échec commercial des modèles Espace, Scenic et Talisman, elle ne produira cette année que 25 000 véhicules, soit seulement 8 % de ses capacités.
Pour réussir ce projet made in France, il faut améliorer l’efficience des sites. « Nous disposons d’équipements d’un excellent niveau, qu’il nous faut porter au meilleur niveau en termes de performances », a rassuré Luciano Biondo, le directeur industriel du pôle Renault ElectriCity. Des efforts qui doivent permettre d’attirer des fournisseurs. Le chinois Envision implantera, en partenariat avec Renault, une usine de production de batteries sur le site de Douai.



