Portrait

A la tête de Prodeval, Sébastien Paolozzi a créé un champion mondial du biométhane

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Sébastien Paolozzi dirige l'entreprise Prodeval.

Les fenêtres de son bureau ont beau donner sur les premiers contreforts du Vercors, Sébastien Paolozzi, 44 ans, voit en réalité beaucoup plus loin. «J’ai vite compris que l’avenir de Prodeval était à l’international. En France, produire de l’énergie à partir de déchets organiques n’est pas dans notre culture. On mise sur le nucléaire et, désormais, un peu sur l’hydrogène. Pourtant, nos technologies sont parfaitement matures, et il existe dans tous les territoires un réel potentiel», constate, un brin amer, le patron du numéro un français de la biométhanisation, avec 55% de parts de marché.

Lorsqu’il reprend Prodeval en 2009, après avoir suivi les cours de l’école des Mines de Douai (désormais IMT Nord Europe) puis travaillé quelques années dans le bureau d’études paternel spécialisé dans la valorisation thermique des biogaz, l’entreprise emploie cinq collaborateurs. Aujourd’hui, quelque 350 fiches de paie sont éditées chaque mois par l’ETI de Châteauneuf-sur-Isère (Drôme), dont le chiffre d’affaires atteint 135 millions d’euros en 2022 et probablement 150 en 2023. Chaque année, Prodeval consacre 3% de son chiffre d’affaires en R&D. Elle est présente en Italie, en République tchèque, au Canada, aux États-Unis, en Espagne et en Allemagne. Avec près de 300 unités de production en service, l’ETI détient 17% de parts de marché dans le monde. Sébastien Paolozzi ne compte pas s’arrêter là! 

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3176 - Mars 2023

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