Qui sont les dix scale-up françaises de la cybersécurité, potentielles futures licornes ?

Pour la troisième édition de leur radar des start-up françaises de la cybersécurité, dévoilé jeudi 17 juin à VivaTech, le cabinet Wavestone et Bpifrance ont créé une nouvelle catégorie, dédiée aux scale-up. En forte croissance, ces dix pépites pourraient rejoindre le Next120 et se transformer en licornes.

Réservé aux abonnés
Cybersécurité
Cybersécurité

Si les 12 derniers mois – de juin 2020 à juin 2021 – ont pu freiner la croissance de certaines start-up de la cybersécurité, affectées par la crise sanitaire, d’autres ont vu la leur s’accélérer. A tel point qu’elles sont sorties du radar des start-up du domaine, réalisé depuis 2017 par le cabinet Wavestone et le Hub de Bpifrance. Pour la quatrième édition, dévoilée au salon VivaTech jeudi 17 juin, le radar comprend donc une nouvelle catégorie, les scale-up, qui compte dix pépites.

"On observe cette année une montée en maturité du secteur, avec 11 fermetures, soit plus que l’an dernier, et pas mal de start-up qui ont dépassé les 35 employés et sont donc sorties du radar, explique Gérôme Billois, expert en cybersécurité, associé au cabinet Wavestone. "Pour continuer à les suivre, nous avons créé une nouvelle catégorie, en reprenant les critères de sélection du Next120 et en les divisant par deux. Cela nous a permis d’arriver à 10 scale-up, qui pourraient rejoindre le Next120 et se transformer en licornes."

Ces dix pépites prometteuses de la cybersécurité sont les suivantes :

150 start-up, qui ont levé 100 millions d’euros

En plus de ces scale-up, le radar recense 150 start-up de cybersécurité (contre 152 en 2020), dont 19 créées depuis janvier. Le montant en cumulé des levées de fonds est stable par rapport à l’année précédente, 100 millions d’euros, pour des tickets oscillant entre 3 et 30 millions d’euros. Pour Gérôme Billois, cette stagnation est surtout due à la crise Covid et la dynamique des années précédentes – le radar ne recensait par exemple que 100 start-up en 2017 – devrait reprendre.

maps start-up cybersécurité bpifrance wavestonesWavestone / Bpifrance
maps start-up cybersécurité bpifrance wavestones maps start-up cybersécurité bpifrance wavestones (GARREAU, Marion)

Cartographie du radar 2021 des start-up de la cybersécurité. Crédit : Wavestone/Bpifrance

"On voit que l’année est découpée en deux temps : plusieurs mois de pause de juin à septembre 2020, puis les levées de fonds ont redémarré, avec une accélération ces derniers mois, précise Gérôme Billois. Mon analyse est que les douze mois écoulés marquent plutôt une année de pause et que la croissance devrait reprendre".

Des investisseurs toujours trop frileux

Surtout que 2021 devrait dynamiser l’écosystème, avec l’ouverture prévue à l’automne d’un campus cyber à la Défense, à Paris, qui comprend un studio dédié aux start-up.

Reste un point noir, qui n’est pas spécifique à la cyber. "L’écosystème d’investissement européen fait qu’il est difficile d’aller chercher des fonds au-dessus de 75 à 100 millions d’euros, regrette l’associé de Wavestone. Or si on veut avoir des licornes, il faut aller vers des tickets plus élevés." Pour cela, la qualité des start-up compte aussi. Or seule un tiers des pépites du radar se positionnent sur de vraies innovations de rupture. "Il faut que nos créateurs de start-up soient au plus près de la recherche", plaide Gérôme Billois.

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Ils recrutent des talents
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
Trouvez des produits et des fournisseurs