Le comité syndical du Siredom (Syndicat pour l’innovation, le recyclage et l’énergie par les déchets et ordures ménagères), regroupant 175 communes de l’Essonne et de Seine-et-Marne, a approuvé mardi 21 novembre un projet de construction d’une unité de tri des biodéchets représentant un investissement maximum de 12,5 millions d’euros.
Cette décision intervient dans le cadre de la généralisation prochaine (le 31 décembre) du tri à la source à fin de valorisation des déchets alimentaires. Le syndicat a fait le choix d’une solution innovante en retenant le principe d’une collecte simultanée de ces déchets avec les autres ordures et d’un tri juste avant valorisation par méthanisation ou incinération. Les biodéchets devront juste être mis dans des sacs de couleur rouge, facilement repérables et placés dans la poubelle ordinaire. La séparation des flux de sacs de biodéchets et d’ordures ménagères résiduelles (OMR) sera effectuée dans la future unité de tri.
Arches de détection et robots
«L’installation comprendra deux tapis roulants, chacun équipé d’une arche détection et de trois robots. Dotée de caméras et d’une intelligence artificielle, l’arche détectera les sacs de biodéchets et transmettra l’information aux robots placés en retrait qui auront pour fonction de récupérer ces sacs pour les mettre dans une benne spécifique afin qu’ils partent à la méthanisation», explique un porte-parole du Siredom.
La nouvelle unité sera implantée sur un terrain de près de 14 000 m² au cœur d’un éco-centre situé à cheval sur les communes d’Echarcon et de Vert-le-Grand (Essonne) et à proximité immédiate d’un incinérateur déjà en service et d’un méthaniseur en cours de construction. Les travaux doivent être lancés début 2024 pour une durée de 16 mois.
Soutien de l’Ademe
Le futur centre de tri emploiera neuf salariés et devrait avoir un taux de disponibilité de 92%. Le syndicat espère y traiter chaque année 15 000 tonnes de déchets alimentaires en misant sur un taux de captage du gisement de l’ordre de 15%.
Outre le coût de la construction, le Siredom devra aussi financer l’acquisition du terrain, pour 650 000 euros. Ses dirigeants se félicitent toutefois d’avoir obtenu une aide de l’Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) pour un montant de 1,12 million d’euros et au titre de l’économie circulaire.




