Osiris, tel est le nom de la nouvelle machine vedette de l’usine Michelin de Blavozy, près du Puy-en-Velay (Haute-Loire). Michelin va investir 31,6 millions d’euros, dont une aide de 1,75 million d'euros apportée par l’Etat dans le cadre du plan France relance pour la décarbonation de l’industrie.
Cette enveloppe sera dédiée à un nouveau process, présenté par le manufacturier comme une véritable "rupture technologique", qui permettra de supprimer certaines étapes de production du pneumatique. Fini l’assemblage dit des "bandelettes" et donc l’usage de solvants pour les coller. Osiris permet de regrouper en une seule étape la confection et la finition des pneus de cette unité de production spécialisée dans le génie civil.
Cette machine révolutionnaire permet de réaliser 57 % de gains de consommation d’énergie, selon Bibendum. Michelin qui chauffait la gomme avec de la vapeur à l’aide de trois chaudières à gaz devrait ainsi réduire de 8 % les émissions de CO2, soit un gain estimé de 430 tonnes d’émission par an pour arriver à l’objectif d’une décarbonation complète en 2050. Enfin, Osiris devrait rendre le site de Blavozy "2,5 fois plus productif", selon la direction, "sans pour autant supprimer des postes". Deux machines ont d’ores et déjà été installées sur place. Quatre autres devraient être implantées d’ici 2023.
Le site de Blavozy emploie 540 personnes et produit des pneus de 250 kg à 1,4 tonne.




