Sa première police ne sera pas émise avant début 2023, mais Miris est déjà bien sur les rails. Créée en avril en Belgique, cette mutuelle destinée à couvrir le risque cyber fonctionne par capitalisation. Elle ne bénéficiera qu’à ses membres, qui se sont engagés à apporter chacun 5 millions d’euros de capital.
Airbus, Veolia, Michelin, BASF, Solvay, le distributeur de matériel électrique Sonepar, Adeo et le groupe de bricolage détenteur de l’enseigne Leroy Merlin sont à l’origine de l’initiative. D’autres peuvent les rejoindre. L’objectif est de compléter l’offre sur le marché difficile de l’assurance cyber, dans une démarche de coassurance. La mutuelle sera en mesure d’apporter 25 millions d’euros de capacité à chaque membre pendant les deux premières années, puis probablement 30 millions à partir de la troisième année.
En 2021, les grands comptes français avaient été confrontés à un quasi-doublement du taux de prime sur leur assurance cyber, ce qui avait poussé onze d’entre eux à ne pas renouveler leur contrat. Dans un rapport publié à la rentrée, la direction générale du Trésor identifiait les options d’autoassurance comme une solution intéressante dans le contexte actuel.
Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3712 - Novembre 2022



