À la transition en cours dans l’automobile – du dieselgate à la voiture électrique – s’est ajoutée la crise du Covid-19. L’onde de choc se propage en amont, avec un impact sérieux sur les différents métaux, alliages et minéraux utilisés par les équipementiers et constructeurs.
En Moselle, la fermeture définitive de la cokerie d’ArcelorMittal de Florange [photo], qui ne devait intervenir qu’en 2022, a été précipitée par la baisse d’activité sur le site de l’aciériste à Dunkerque (Nord), dont Florange fournissait un tiers du coke brûlé dans les hauts-fourneaux. L’avenir étant à la réduction directe à l’hydrogène pour décarboner l’acier, le besoin de coke ne devrait pas remonter même en cas de rebond de la demande de métaux. ArcelorMittal a, en revanche, démarré en début d’année sa seconde ligne de galvanisation de tôles à Florange, après un investissement de 89 millions d’euros.
L’impact de la mutation de l’auto est visible aussi sur le site de la Fonderie du Poitou (Vienne), où Alvance cherche à reconvertir la fonderie de carters fonte, qui fournit Renault pour ses modèles diesel, et à renforcer l’activité dans l’aluminium, dont l’avenir est garanti y compris dans les véhicules électriques.
Un avenir auquel croit aussi Carbone Savoie, qui réinvestit à Vénissieux (Rhône) et à Notre-Dame-de-Briançon (Savoie). L’entreprise, qui lorgne l’Airbus des batteries, entend concurrencer la Chine avec une production locale et bas carbone de poudre de graphite synthétique.



