Le groupe Verallia, spécialisé dans l’emballage alimentaire et de boissons en verre, a annoncé, jeudi 20 janvier, investir 65 millions d'euros sur son site de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Il s'agit de la plus importante des usines du groupe dans l'hexagone. 500 personnes y sont employées.
L’investissement sera mis en œuvre dès cette année. Cinq millions d’euros serviront à augmenter la capacité de production, estimée aujourd’hui à un milliard de bouteilles par an. Le groupe compte gagner en compétitivité, en réactivité et saisir les nouvelles opportunités de croissance du marché, tout en réduisant son empreinte environnementale. Dans son communiqué, le verrier précise que l’investissement renforcera «le programme d’allégement du poids de certaines bouteilles, pour répondre à une demande croissante des clients soucieux de réduire leur empreinte environnementale ».
Trois fours de dernière génération
Les 60 autres millions d’euros visent à moderniser l’outil industriel. D’ici à 2025, le verrier compte remplacer les trois fours par un équipement de nouvelle génération « utilisant les dernières technologies de fusion du verre », indique le communiqué. « Ce projet d’investissement de 65 millions d’euros s’inscrit parfaitement dans la dynamique de modernisation de l’outil industriel du groupe et démontre notre volonté de respecter nos engagements pris dans le cadre du pacte de croissance et de compétitivité signé en mai dernier », déclare Olivier Rousseau, président de Verallia France. En outre, le dirigeant souhaite faire du site «une usine compétitive, flexible et fiable pour servir au mieux nos clients en verre blanc et en verre de teinte feuille morte, caractéristique des bouteilles de vins de Bourgogne, tout en garantissant la sécurité et de meilleures conditions de travail pour nos salariés ». En 2019, un accident avait coûté la vie à un technicien intervenant dans le cadre d’une opération de maintenance.
Décarboner l’industrie verrière
Cette annonce fait suite à celle de décembre 2021, concernant le site de Cognac (Nouvelle Aquitaine), où le groupe projette de remplacer l’un de ses deux fours par deux équipements électriques.
Les deux projets illustrent les orientations stratégiques prises ces derniers mois par le PDG, Michel Giannuzzi. Plusieurs engagements en faveur d’une croissance disciplinée et soutenable face à la menace climatique avaient été pris l’an dernier. Le PDG, qui cédera bientôt sa place de directeur général, a engagé le groupe dans un objectif de réduction de 46% de ses émissions de CO2 (scope 1 et 2) d’ici 2030 pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C. L’industriel vise la neutralité carbone en 2050. 220 millions d’euros seront d’ailleurs investis ces dix prochaines années dans sa décarbonation.



