Un procédé sans contact pour contrôler le métal liquide
Manipuler sans contact des flux de métal liquide en chute libre ? C’est la prouesse réalisée par une équipe de l’Université de Wollongong (Australie), dont les travaux ont été publiés le 8 février dans la revue PNAS. Ces flux de métal se forment dans des milieux aqueux en diminuant électrochimiquement la tension interfaciale entre les deux liquides. Un courant traversant le métal liquide rend ce flux sensible à la force de Lorentz. En appliquant un champ magnétique contrôlé (en position et en forme), il est possible de faire léviter le métal liquide selon des formes uniques. Une propriété qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de manipulation sans contact pour concevoir de nouveaux fluides conducteurs.
Détecter plus précisément les défauts des transistors les plus petits
Plus les transistors sont petits, plus il devient difficile de les caractériser. Pour pallier ce problème, des chercheurs du National Institute of Standards and Technology, une agence du département du Commerce des États-Unis ont amélioré la méthodologie de pompe de charge – anciennement utilisée pour éprouver les transistors MOSFETs. Grace à leur avancée, publiée dans Applied Physics Letters, il est maintenant possible de détecter jusqu'à un seul défaut de 0,1 nm de dimension à l’interface silicium/dioxyde de silicium. Des résultats très fins obtenus en modulant la fréquence de pompage de charge.
Vers des actionneurs-capteurs pour la robotique souple
Comment alléger la motorisation des robots souples ? Une équipe de chercheurs de l’institut de technologie de Shibaura (Japon) a mis au point un actionneur piloté électrochimiquement dédié à des applications en robotique souple. Ces travaux ont été publiés en début d’année dans le magazine ACS Applied Materials & Interfaces. Il s’agit d’une pompe à fluides utilisant un double transducteur électrochimique (ECDT) pour à la fois détecter le débit du fluide et déclencher la pompe grâce à une réaction électrochimique. Cette innovation permet de remplacer les systèmes habituellement utilisées en robotique souple par des actionneurs moins encombrants et plus silencieux. Ils permettent également de ne pas rigidifier la structure du robot en évitant de rajouter des capteurs.
Une métasurface reconfigurable mécaniquement
C’est un pas de plus vers des surfaces aux propriétés optiques « programmables ». Des chercheurs de plusieurs université chinoise et de l’Université de l’Oklahoma aux Etats-Unis. Ces travaux ont fait l’objet d’une publication en février dans la revue Advanced Photonics. Les scientifiques ont mis au point une métasurface dotée d’une capacité de reconfiguration élevée. Il s’agit d’une surface de 870 mm x 870 mm, constituée de 400 cellules de types Pancharatnam–Berry. Chacune de ces cellules est constituée d’un réseau de 4x4 « méta-atomes », placés sur un système d’engrenages. Chaque « méta-atome » peut-être tourné mécaniquement pour obtenir les propriétés de phase souhaitées.
Des perovskites moins couteuses et moins polluantes pour le photovoltaïque
Alternative plus verte au silicium, la pérovskite à couches minces est envisagée depuis quelques années dans l’élaboration de cellules solaires. Une équipe internationale de chercheurs a démontré dans une publication de Nature Communications une nouvelle technique de production de ce matériau à l’échelle industrielle, peu coûteuse, économe en énergie, et qui réduit de 70% la production de déchets toxiques. Ce tour de force résulte de l’utilisation d’un co-solvant hautement volatile dans un procédé d’enduction par centrifugation (spin coating). Utilisée dans d’autres industrie, cette technique permettrait de produire du photovoltaïque en grande quantité sans investissement massif.



