Pour revenir sur la Lune en 2024, la NASA compte sur les technologies spatiales européennes. Et notamment son module ESM (European Service Module) qui jouera en rôle essentiel pour transporter les astronautes jusque sur la Lune. Un premier exemplaire a déjà été envoyé aux Etats-Unis alors que les deux suivants sont toujours en cours d’assemblage dans l’usine d’Airbus à Brême, en Allemagne. Le premier module a été intégré au vaisseau spatial Orion qui est en cours de remplissage en ergols au centre spatial Kennedy en Floride. Si le calendrier est tenu, la première mission, Artemis I, doit décoller sans équipage d’ici à la fin de l’année.
Une commande de 650 millions d'euros
Partenaire majeur de la NASA, l’Agence spatiale européenne (ESA) a commandé trois modules de services supplémentaires à l’industriel. Rendue publique le 2 février 2021, cette commande s’élève à 650 millions d’euros. Ces modules de services sont l’une des contributions majeures de l’Europe spatiale au programme Artemisde la NASA de retour sur la Lune. "C’est la première fois dans l’histoire spatiale que les Américains font confiance à un partenaire étranger pour réaliser un élément critique d’une de leurs missions", souligne Didier Schmitt, responsable de la stratégie et de la politique en matière d’exploration robotique et humaine à l’ESA.

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Un cylindre de 4 mètres de diamètre et de hauteur
Le module européen de services, de quoi s’agit-il précisément ? C’est d‘abord un objet spatial impressionnant. Il se présente sous la forme d’un cylindre géant d’environ quatre mètres de diamètre et de hauteur ! Sa mission est double. D’une part, assurer la propulsion pour amener les astronautes autour de la Lune. Ses réservoirs avec une capacité de 8,6 tonnes de carburant peuvent alimenter un moteur principal et 32 petits propulseurs. D’autre part, le module de service fournit à l'équipage les éléments essentiels à sa survie, tels que l'eau, l'oxygène et l’électricité. Il est équipé de quatre panneaux solaires d’une envergure de 19 mètres une fois déployés. Soit de quoi alimenter l’équivalent de deux foyers.
La France réalise l'avionique
Pour fabriquer ces équipements, Airbus coordonne des experts venant d’une dizaine de pays européens : France, Belgique, Allemagne, Italie, Danemark, Pays-bas, Norvège, Espagne, Suède et Suisse. La filiale française du groupe européen a développé, testé, et qualifié une grande partie de l'avionique du module. Cela permet entre autres la réalisation des rendez-vous (amarrages dans l’espace) grâce à une expertise dans la navigation optique.
Le premier vol d’essai d’Orion, Artemis I, sans équipage, est prévu cette année. Dans le cadre de la seconde mission, Artemis II, le vol prévoit d’embarquer des astronautes, de faire le tour de la Lune et de revenir sur Terre. Quant à Artemis III, elle doit aboutir à faire atterrir la première femme et le prochain homme sur la Lune.



