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L’Europe compte sur Airbus pour définir un concept de “croiseur lunaire”

Airbus a remporté un nouveau contrat d’étude lié au retour sur la Lune. Sa mission : travailler sur un concept de “croiseur lunaire” pour soutenir ces ambitieuses missions spatiales.

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Airbus croiseur lunaire
Le concept de croiseur lunaire représenté en images de synthèse.

Une mission de plus pour Airbus dans le cadre du programme Artemis. L’Agence spatiale européenne (ESA) a confié au groupe un contrat d’étude. Dans le cadre de cet accord, annoncé jeudi 28 janvier, l’entreprise va travailler sur un concept de croiseur lunaire.

Soutien logistique aux missions lunaires

Dans des termes plus techniques, les recherches d’Airbus vont porter sur le vaisseau spatial CLTV (Cis-Lunar Transfer Vehicle). Polyvalent et autonome, ce véhicule doit apporter un soutien logistique aux missions lunaires prévues par les États-Unis. Dans le cadre du programme Artemis, la NASA espère envoyer une mission habitée sur notre satellite naturel dès 2024. Un ambitieux objectif fixé par l’ancien président américain Donald Trump.

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(Le vaisseau américain Orion, élément central du programme Artemis, représenté en images de synthèse. Crédit : Airbus)

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“L'exécution de missions lunaires, y compris l'alunissage et la mise en place de la future station orbitale cislunaire (Gateway), est une tâche complexe et difficile pour la communauté internationale. Elle nécessite une chaîne d'approvisionnement et des missions logistiques planifiées avec précision”, explique Airbus.

Lancement prévu en 2027

Selon les premiers travaux de définition, le croiseur lunaire pourrait accomplir des missions variées : transport de fret ou de carburant pour ravitailler le projet de station Gateway ; pilotage d’un alunisseur ou d’un lanceur entre Gateway et l’orbite lunaire basse. Le vaisseau pourrait également servir à des missions plus proches de la Terre. Airbus évoque par exemple des missions “dans le domaine des services aux satellites géostationnaires” et “des missions d’infrastructure orbitale post-ISS” puisque l’exploitation de la Station spatiale internationale (ISS) pourrait se terminer en 2024.

Le CLTV pourra être lancé avec la fusée européenne Ariane 6 (qui n’a pas encore effectué son premier vol). Il pourrait aussi transporter un module de plus de 4,5 tonnes jusqu’à la Gateway, à proximité de la Lune, selon Airbus. “L'objectif est de valider le concept du CLTV jusqu’à la phase suivante (B2/C/D) lors du prochain Conseil ministériel en 2022, avec un lancement prévu en 2027”, ajoute l’entreprise.

Orion vaisseau module de service airbusNASA Radislav Sinyak
Orion vaisseau module de service airbus Orion vaisseau module de service airbus

(Airbus a livré un premier module de service pour le vaisseau Orion à la Nasa. Un deuxième est en cours de construction à Brême en Allemagne. Crédit : NASA Radislav Sinyak)

Airbus est engagé dans d’autres chantiers liés au programme Artemis. Le groupe européen assure par exemple la construction du module de service pour le vaisseau spatial Orion, celui qui transportera les astronautes vers la Lune. Un premier vol d’essai sans équipage est prévu en orbite lunaire en 2021, si le calendrier de la NASA tient bon.

En octobre 2020, Airbus avait également remporté un contrat d’étude sur le projet d’atterrisseur lunaire European Large Logistic Lander (EL3). “Le CLTV peut intervenir dans la logistique de la Gateway, et apporte une valeur ajoutée à l’EL3 (l’alunisseur européen lourd) en permettant des missions additionnelles, qu’elles soient des missions uniquement européennes ou des coopérations internationales”, affirme dans un communiqué Andreas Hammer, directeur de l’exploration spatiale chez Airbus.

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