Quandela est à fond sur la miniaturisation. C’est le message que la deeptech francilienne, à l’origine d’ordinateurs quantiques à base de photons, a tenu à transmettre lors d’une conférence de presse organisée à Paris, ce vendredi 7 février.
L’occasion de mettre en lumière un article scientifique prépublié sur Arxiv en décembre dernier par Quandela et le Centre de nanosciences et nanotechnologies (C2N), représenté par la physicienne Pascale Senellart – par ailleurs cofondatrice de Quandela.
D’après ces travaux de recherche, on pourrait envisager un ordinateur quantique photonique tolérant aux fautes (dont les inévitables erreurs peuvent être corrigées pour fiabiliser le calcul) dont certains composants occuperaient 100000 fois moins d’espace que ceux de la concurrence.
Les composants en question sont des sources de photons uniques et indiscernables, la clé de voûte des ordinateurs de Quandela. La nouvelle approche de la deeptech consiste à insérer le spin d’une charge électrique dans chacune de ces sources pour générer des grappes de photons intriqués les uns avec les autres.
Douze sources de photons uniques pour un qubit logique
Deux objectifs sont poursuivis : l’émission quasi-déterministe de photons uniques, aujourd’hui encore très probabiliste, et la réduction du « bruit » affectant le calcul réalisé sur ces photons.
Le bruit, dans le cas particulier de l’ordinateur photonique, se matérialise principalement par la perte des photons dans les fibres optiques et le circuit photonique, à la suite des sources. Grâce à l’intrication des photons, l’information quantique encodée dans ces photons bénéficie d’une certaine redondance, et donc d’une plus grande tolérance à la perte de photons.
Selon l’article scientifique, il suffirait de 12 sources pour composer un qubit photonique logique, plus résistant aux erreurs que les photons considérés individuellement. Partant de là, un ordinateur quantique tolérant aux fautes ne demanderait que 12000 sources de photons.
Quandela relève le fort contraste avec les architectures photoniques concurrentes – la deeptech aime généralement se comparer à l’américain Psiquantum – qui réclameraient 10 milliards de sources de photons pour arriver au même résultat.



